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Attentat du 13 novembre : Le témoignage poignant de la famille du terroriste Samy Amimour

Samy Amimour était l’un des assaillants du commando terroriste du Bataclan, où 90 personnes ont perdu la vie, assassinées le soir du 13 novembre 2015. Six mois après l’attentat le plus meurtrier en France, sa famille se confie aux caméras de BFMTV sur leur incompréhension des actes de leur fils et le refus d’être associé à ces attaques.

Le soir du 13 novembre 2015, Samy Amimour entre dans le Bataclan et fait feux sur le public à l’aide de deux complices : Ismaël Omar Mostefai et Foued Mohamed-Aggad. Des mois après les attentats, la famille n’arrive toujours pas à comprendre ce qui a pu motiver leur fils à commettre de tels crimes. Après ces terribles événements, la mère et la sœur du terroriste ont été incapables de sortir et limitaient leurs sorties au strict nécessaire. La mère de Samy Amimour explique:

Au début on n’a pas envie, et puis, on n’a pas envie de croiser les gens.

Aujourd’hui, la famille accepte de témoigner auprès de BFMTV pour ne pas être mêlée aux crimes commis par leur fils. La famille révèle l’histoire d’un jeune homme de Drancy qui s’est transformé en terroriste.

Samy Amimour a grandi dans la ville de Drancy, en Seine-Saint-Denis, où vivent encore sa mère et sa sœur cadette depuis son départ en Syrie. Depuis qu’il a quitté le foyer, rien n’a changé. Sa mère a tenu à conserver la chambre intacte pour garder des souvenirs d’un fils aimant et sans histoire. Le jeune homme a été élevé dans une famille musulmane laïque avec un père épris de littérature française, à qui il a offert le livre “Ne sois pas Triste” avant son départ en Syrie en septembre 2013.

Pendant sa période de radicalisation, sa mère a déposé des tentatives d’alertes au maire de Drancy et à des imams modérés, mais rien n’y a fait. Samy a quitté la France pour aller en Syrie faire le jihad. Le père a tenté, malgré tout, d’aller chercher son fils aux frontières turco-syriennes pour le raisonner mais en vain.

C’est donc dans l’incompréhension totale qu’il a découvert à l’écran le visage de leur fils faisant partie des trois assaillants du Bataclan.

Je réalise pas moi-même, je n’arrive pas à comprendre. Faire une chose pareille. C’est impensable.

Depuis la famille Amimour est exclue de la société. Certains de leurs amis et voisins leur ont tourné le dos et ils éprouvent de la culpabilité auprès des familles des victimes.

Je pense souvent à toutes ces personnes disparues, qui laissent aussi leurs familles dans la tristesse. Et malheureusement je ne peux rien faire pour elles. J’ai la double peine de perdre mon fils et puis de supporter la douleur des autres.

Samy Amimour repose, désormais, dans une tombe anonyme à la Courneuve où il a été inhumé le soir de Noël. Une semaine après les attentats, sa femme faisait part dans un mail envoyé à une connaissance de la fierté qu’elle éprouvait pour les actes de son mari. La jeune femme âgée de 18 ans vit toujours en Syrie, où elle est devenue maman d’une petite fille née trois semaines après les attentats.

Publié le mercredi 11 mai 2016 à 16:51, modifications mercredi 11 mai 2016 à 18:49

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