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L’armée française traque les djihadistes belges et français à Mossoul en Irak

Les militaires tentent d’empêcher le retour des combattants francophones de l’Etat Islamique en Europe

La France tenterait de traquer et de mettre hors d’état de nuire un certain nombre de djihadistes français et belges présents à Mossoul, la base arrière du groupe Etat Islamique en Irak. Ces informations viennent d’être dévoilées par la presse américaine.

L’armée française aurait fait appel aux forces militaires irakiennes dans la lutte contre Daech. D’après des informations du Wall Street Journal, obtenues auprès d’un responsable de la police irakienne, les forces spéciales françaises auraient fourni au contreterrorisme irakien une liste de noms de 27 djihadistes. Ces individus pourraient représenter une menace pour la sécurité en Europe. Ils sont susceptibles d’être amenés à fuir les combats en Irak pour revenir dans leur pays d’origine, en Europe. Selon les révélations de l’enquête du Wall Street Journal, les militaires irakiens auraient reçu pour ordre de traquer et d’éliminer préventivement ces cibles.

La traque des djihadistes francophones en Irak

Ces opérations militaires et ces éliminations ciblées permettraient de réduire les risques d’attentats en Europe. Ces djihadistes, de retour dans leurs pays d’origine après une expérience militaire sur le théâtre des opérations Irako-Syrien, représentent une menace extrême pour les services de lutte contre le terrorisme et un véritable casse-tête pour les démocraties modernes européennes.

La délicate bataille pour la reprise de Mossoul entamée en Octobre 2016 a déjà coûté la vie à de nombreux djihadistes européens. Les forces irakiennes sur le terrain ont pu bénéficier de renseignement et de coordonnées de localisation fournis par la France.

Le mode opératoire de la lutte contre Daech en Irak

Ces combattants francophones de l’Etat Islamique seraient localisés grâce à des drones d’observation et suite à l’interception de conversations radio selon des précisions du Wall Street Journal. Une quarantaine de membres des forces spéciales françaises seraient ainsi mobilisés pour ces opérations.

Du renseignement serait d’ailleurs également collecté dans les quartiers de Mossoul repris à Daech. Certaines habitations aux mains de l’Etat Islamique fourniraient des indices précieux. L’identité des blessés dans les hôpitaux de la partie ouest de Mossoul est également surveillée.

Silence radio du côté de l’armée française après les révélations du Wall Street Journal

Selon la rédaction de 7sur7.be, le porte-parole de l’état-major des armées françaises s’est refusé à tout commentaire sur l’existence éventuelle d’une liste de djihadistes francophones transmise aux forces irakiennes. Il a en revanche mis en doute la possibilité d’opérations ciblées contre des nationalités spécifiques. Le ministère français des Affaires étrangères a réfuté toute action illégale. Un porte-parole du ministère a rappelé les engagements de la France. Les conditions d’intervention en Irak seraient donc conformes au droit international.

La France est pleinement engagée dans la lutte contre Daech au sein de la coalition et conduit son action dans le respect du droit international.

La délicate mission des démocraties occidentales dans la lutte contre le terrorisme

La bataille de Mossoul risque donc de durer encore de nombreux mois. Le renseignement et les opérations militaires sur le terrain pourraient avoir des conséquences directes en Europe. La principale crainte des pays comme la France et la Belgique serait un retour massif en Europe de leurs ressortissants engagés dans la lutte aux côtés de l’Etat Islamique en Irak et en Syrie.

Emmanuel Macron était apparu en chef des Armées lors de la cérémonie d’investiture. Le chef de l’Etat va devoir poursuivre l’action stratégique et militaire afin de stopper le retour des djihadistes français en direction de la frontière turque. La coopération internationale, en accord avec les pays du Moyen-Orient, pourrait permettre de trouver des solutions viables. La possibilité de créer un centre carcéral en Turquie, à la manière de Guantanamo, a longtemps été évoqué. La déchéance de la nationalité avait en revanche créé de nombreuses polémiques en France. De telles mesures restrictives des libertés vont souvent à l’encontre des principes des droits de l’homme et de la justice internationale.

Le chef de l’Etat souhaite s’attaquer aux racines qui ont pu pousser certaines jeunes à se tourner vers l’Irak et la Syrie

Emmanuel Macron souhaite mettre un terme au cercle vicieux du terrorisme intérieur. Le retour des djihadistes francophones en Europe après leur expérience à l’étranger représente une terrible menace. Cette exode des terroristes pourrait être accentué suite aux nombreux revers militaires de Daech en Irak. Emmanuel Macron s’était engagé lors de la campagne électorale présidentielle à lutter contre les causes et les principales raisons qui ont pu pousser ces jeunes français à partir combattre pour l’Etat Islamique en Irak et en Syrie et qui sont animés par le désir de commettre des attentats en France, pays dans lequel ils ont pourtant grandi et partagé les valeurs de la République dans leur jeunesse (à travers l’école notamment).

Les révélations du Wall Street Journal risquent de refroidir les relations entre la France et les USA. Les récentes indiscrétions sur l’enquête liée à l’attentat de Manchester dans la presse américaine avait déjà froissé Theresa May.

Publié le mercredi 31 mai 2017 à 10:03, modifications mercredi 31 mai 2017 à 9:11

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