Justice

Vendée : Mort d’Angèle, 4 ans, torturée à mort, la mère et son compagnon jugés

Vendée Mort d'Angèle

La mère et le beau-père d’Angèle, 4 ans, tuée en septembre 2014 en Vendée, comparaissent à partir de lundi devant la cour d’assises, à La Roche-sur-Yon.

Le 7 septembre 2014, la petite Angèle, 4 ans, était retrouvée morte dans sa maison vendéenne à Saint-Georges-de-Pointindoux, en Vendée. Torturée à mort, Jordane, sa mère et David, son beau-père avaient été mis en examen pour actes de torture et de barbarie.

Des actes de torture et de barbarie

Selon Le Parisien, la petite Angèle était avant sa mort mordue, giflée et traînée par les cheveux. Elle était également bâillonnée et attachée par la queue-de-cheval à un escalier lorsqu’elle réclamait des gâteaux ou sa grand-mère. Après ces nombreuses violences envers la fillette, la mère avait tenté de soigner la petite fille elle-même, sans l’emmener aux urgences. En arrivant sur place, les secours ont trouvé le corps de la fillette inanimé sur un matelas.

L’autopsie révélera qu’elle est morte suite à une strangulation. Elle a aussi mis en évidence les nombreuses traces de coups en divers points du corps, ainsi que les morsures et des brûlures qui allaient du deuxième au troisième degré sur une surface corporelle de près de 35%. Certaines brûlures étaient si profondes que les experts ont estimé qu’elles avaient occasionné des douleurs proches de 10 sur une échelle de 10.

Née d’une précédente relation, l’enfant n’était pas désirée.

Réclusion criminelle à perpétuité

David et Jordane rejettent sur l’autre les violences les plus graves. La mère, elle, nie toujours l’étranglement. Elle jure avoir voulu «maintenir» sa fille pour la soigner, car la petite «bougeait beaucoup». Ensuite, elle l’aurait prise dans ses bras avant de la coucher. Selon ses dires, Angèle lui aurait alors dit : «Je t’aime, maman.»

Le père biologique d’Angèle, Dylan, alors inquiet pour sa fille dont il était sans nouvelles avait fait un signalement. Les services de l’aide sociale à l’enfance avaient conclu à une «bonne relation mère-enfant» après une seule visite.

Jordane Dubois, 24 ans, et son compagnon David Pharisien, 29 ans, comparaissent à partir d’aujourd’hui, lundi 9 octobre 2017, devant les assises, à La Roche-sur-Yon. Ils sont accusés des crimes de “torture ou acte de barbarie sur mineur de moins de 15 ans”. Ils encourent la réclusion criminelle à perpétuité.

Publié le lundi 9 octobre 2017 à 10:45, modifications lundi 9 octobre 2017 à 11:31

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