Justice

Sur TF1, Nicolas Sarkozy nie en bloc les accusations de financement libyen de sa campagne de 2007

Nicolas Sarkozy, mis en examen dans l’affaire du financement libyen présumé de sa campagne de 2007, s’est vivement défendu sur TF1.

STORY - Episode 7/9

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Vingt-quatre heures après sa mise en examen dans l’affaire du financement présumé libyen de sa campagne présidentielle de 2007, Nicolas Sarkozy a choisi de s’exprimer. En effet, invité du Journal Télévisé de TF1 jeudi 22 mars, l’ancien président de la République s’est férocement défendu.

Je n’ai jamais trahi leur confiance.

A ainsi débuté Nicolas Sarkozy à l’attention des Français en estimant qu’il devait « la vérité ».

Un complot

Ainsi, durant une vingtaine de minutes, Nicolas Sarkozy, le regard noir, a nié les faits qui lui sont reprochés. Car après plus de 24 heures de garde à vue, Nicolas Sarkozy a été mis en examen mercredi 21 mars. Il est soupçonné de « corruption passive », « financement illégal de campagne électorale » et « recel de détournement de fonds libyens ». Par ailleurs, l’ancien chef de l’État a aussi été placé sous contrôle judiciaire. Or, sur le plateau du Journal Télévisé, Nicolas Sarkozy a dénoncé « un complot ».

Il n’y a que la haine, la boue, la médiocrité, la calomnie.

A-t-il vilipendé, en se disant victime de « calomnies ». Il a notamment adressé ses attaques contre Mediapart. Pour rappel, le site d’informations fondé par Edwy Plenel, avait publié entre les deux tours de la présidentielle de 2012 un document libyen accréditant un financement d’environ 50 millions d’euros. Un document dont Nicolas Sarkozy et ses proches ont toujours clamé qu’il s’agissait d’un faux.

Fidèle à sa ligne de défense développée plus tôt dans la journée dans les colonnes du Figaro, l’ancien président a exprimé « la profondeur de son indignation ».

Aucun élément nouveau n’a été produit.

A-t-il affirmé, assurant avoir répondu aux questions des enquêteurs « sans être jamais à un moment en difficulté ». En effet, Nicolas Sarkozy a dénoncé l’absence de preuve matérielle dans le dossier qui le vise :

Je n’ai pas l’intention de céder un centimètre de terrain à cette bande. Je ferai triompher mon honneur. C’est la France, c’est la fonction présidentielle qui est en cause. Et je ferai triompher mon honneur.

A-t-il martelé en ajoutant :

La politique, c’est fini. Mais la France, ce ne sera jamais fini.

La bande Kadhafi, qui est une bande d’assassins

Ensuite, Nicolas Sarkozy s’en est vivement pris au clan Kadhafi. Ces derniers affirment détenir les preuves du financement de sa campagne de 2007.

La bande Kadhafi, qui est une bande d’assassins, m’agonise d’injures et de calomnies.

S’est indigné l’ancien président.

J’ai conduit la coalition internationale contre Mouammar Kadhafi. L’intervention a duré huit mois. Le colonel Kadhafi est mort en octobre 2011. Il avait donc plusieurs mois pour transmettre les éléments. Comment se fait-il qu’il ne l’a pas fait ?

A questionné Nicolas Sarkozy, avant de charger le fils du colonel Kadhafi, Saïf al-Islam.

Son fils a dit, le 16 mars 2011, qu’il avait en sa possession des documents. Sept ans plus tard il n’y a rien, il n’y a que la haine, la boue, la médiocrité, la malveillance, la calomnie.

Finalement, Nicolas Sarkozy a lâché en conclusion :

Je suis blessé au plus profond de moi-même, pas pour moi, mais pour mon pays. On n’a pas le droit de jeter des gens dans la boue parce que des assassins l’ont voulu. Je ne peux pas laisser faire ça.

Publié le jeudi 22 mars 2018 à 22:25, modifications vendredi 23 mars 2018 à 17:24

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