Justice

Tariq Ramadan convoqué pour la première fois par des juges d’instruction depuis sa mise en accusation pour des faits de viol

Depuis quatre mois, Tariq Ramadan est incarcéré à la prison de Fleury-Mérogis. Le théologien suisse a été mis en examen pour deux viols présumés, dont un sur personne vulnérable. Depuis sa mise en accusation pour des faits de viol, l’homme ne s’était toujours pas exprimé. Or, pour la première fois, Tariq Ramadan va être interrogé par des juges d’instruction.

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Selon BFM TV, les magistrats en charge du dossier devraient se concentrer sur une troisième plainte déposée le 7 mars dernier par Mounia. Cette femme de 45 ans, ancienne call girl, affirme avoir été sous l’emprise du théologien suisse et dénonce en plus une série d’agressions sexuelles entre février 2013 et juin 2014. Pour ces faits, Tariq Ramadan pourrait à nouveau être mis en examen.

“Il a commencé à m’étouffer”

La quadragénaire s’était alors exprimée sur le comportement de celui qu’elle accuse d’agression sexuelle.

C’est quelqu’un qui aimait agripper par les cheveux très fortement, mettre à genoux en imposant diverses choses

avait-elle confié à nos confrères.

Son discours est semblable à celui des autres plaignantes. Mounia raconte avoir été abordée par Tariq Ramadan sur Facebook alors qu’elle traversait une période compliquée. C’est après quelques discussions sur le réseau social, qu’elle aurait rencontré le théologien à huit reprises. Des rencontres durant lesquelles le couple aurait eu des rapports sexuels. Selon ses dires, Mounia a mis fin à leur relation quand ce dernier aurait tenté de l’étouffer.

Surtout lorsqu’il a commencé à m’étouffer, en le repoussant et en lui disant ‘non’, et il continue.

a-t-elle détaillé.

Il fallait que je fasse tout ce qu’il me demandait, de prendre des photos dans des positions de soumission, à genoux et l’appeler ‘maître’, c’était quelque chose de très important pour lui.

“Il n’y a jamais eu ni chantage, ni contrainte”

D’après sa plainte, Mounia décrit des échanges forcés, auxquels elle a tenté de mettre fin. La victime présumée a également remis une robe noire tachée de sperme qu’elle avait conservée. Si les résultats de l’expertise scientifique ne sont pas connus pour l’heure, cet élément pourrait contraindre le théologien à changer sa stratégie de défense. En effet, il devra reconnaître des relations extra-conjugales avec la plaignante dans cette affaire.

Il n’est absolument pas crédible de prétendre avoir été violée neuf fois au court de plus de 12 mois. Monsieur Ramadan a communiqué aux magistrats l’ensemble des vidéos et des photos adressées par cette plaignante et qui démontrent, sans aucune difficulté, qu’il n’y a jamais eu ni chantage, ni contrainte. Et que tout ceci était parfaitement libre et consenti.

a rétorqué l’avocat de Tariq Ramadan, Me. Marsigny,

Selon nos confrères de BFM TV, 300 vidéos et 1.000 photos ont été exhumées des téléphones de l’islamologue. Dans l’une des vidéos filmée au lendemain d’un viol, Mounia apparaît souriante. Elle appelle Tariq Ramadan “mon amour” et lui dit “je t’aime fort”. Pour sa défense, la quadragénaire parle de l’emprise sous laquelle elle était encore à ce moment-là.

Au total, Tariq Ramadan est visé par quatre plaintes pour viol, dont trois en France.

Publié le mardi 5 juin 2018 à 14:23, modifications mardi 5 juin 2018 à 12:33

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