Justice

Steaks hachés contaminés : Quatre ans de prison dont trois ans ferme requis contre les fournisseurs

Le verdict du tribunal est attendu le 27 juin

Dans l’affaire des steaks hachés contaminés achetés dans un magazine Liddl en 2011 et qui a paralysé un enfant, le Procureur a requis quatre ans de prison dont trois fermes.

C’est le 8 juin que le Procureur a requis la peine de quatre ans de prison dont trois fermes à l’encontre de deux fournisseurs de l’ex-société SEB.

Il s’agissait du troisième jour de procès pour les deux prévenus : Guy Lamorlette, 76 ans, ex-gérant de la société et Laurent Appéré, 46 ans, ancien responsable qualité. Ils sont poursuivis pour “blessures involontaires par violation manifestement délibérée d’une obligation de sécurité”.

Cette audience se tenait au tribunal correctionnel de Douai (Nord). Ces deux responsables de cette société étaient entendus devant la justice. En effet, ils sont soupçonnés d’être responsables de la contamination de plus de dix-huit de victimes par la bactérie E.coli trouvée dans des steaks achetés chez Lidl en 2011.

Un enfant paralysé à cause d’un steak

Dans cette affaire tragique, quinze enfants ont développé le syndrome hémolytique et urémique. Pire, l’un de ces enfants est aujourd’hui paralysé et handicapé mental.

Selon les dires du Procureur, l’enquête aurait pointé plusieurs manquements aux règles de sécurité et d’hygiène de la part des deux hommes.

Le Procureur a plaidé ceci :

La politique de SEB, c’est d’avoir 50, 60 fournisseurs différents pour trouver la viande la moins chère à un moment donné. Ce n’est pas interdit mais les risques sont plus importants et il faut que le plan de maîtrise sanitaire (PMS) les intègre.

Il y a une faute beaucoup plus lourde, le changement unilatéral du Plan de Maîtrise Sanitaire (PMS). Pour la façade on a un beau plan tout neuf.

Ces steaks étaient un mélange de viande de découpe et de viande de carcasse. Ils n’ont pas été bien testés aux virus et germes par la société.

Des steaks pas testés aux bactéries

En effet, selon le Procureur, trois de steaks ont été testés sur les treize mis en cause dans cette affaire. Et sur les trois steaks hachés testés, plusieurs analyses manquent comme celle E.coli 015H7, souche responsable de la maladie des quinze enfants et de la paralysie d’un autre.

Evidemment, cette dernière analyse est couteuse et la société a valu s’en passer.

L’avocat de Guy Lamorlette, Me Stanislas Louvel, a plaidé :

Il n’y a pas de négligence volontaire, et jamais le budget de la sécurité sanitaire n’a été baissé. Soit on interdit la vente de steaks hachés, soit on fait une règlementation beaucoup plus stricte.

Le verdict du tribunal dans cette histoire de steaks sera connu le 27 juin, à 9 heures précises.

Publié le vendredi 9 juin 2017 à 12:03, modifications vendredi 9 juin 2017 à 9:20

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