Justice

Salah Abdeslam n’obtient pas gain de cause face à Thierry Solère

Salah Abdeslam avait porté plainte contre le député Thierry Solère pour atteinte à la vie privée. Il a été débouté de toutes ses demandes par la justice.

Salah Abdeslam n’a pas obtenu gain de cause. En effet, le tribunal de grande instance de Nanterre a tranché.

Le seul survivant des commandos terroristes qui ont frappé Paris le 13 novembre 2015, n’a pas gagné son procès contre Thierry Solère.

Atteinte à la vie privée

Salah Abdeslam avait porté plainte contre Thierry Solère le 14 juin dernier pour « atteinte à la vie privée ».

Il avait blâmé le député pour avoir relaté dans le Journal du Dimanche ses conditions de détentions à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne).

En exerçant son droit de parlementaire de visiter les prisons, Thierry Solère s’était rendu le 29 juin 2016 à la maison d’arrêt. Le terroriste y est détenu à l’isolement et placé sous surveillance 24 heures sur 24 depuis le 27 avril 2016.

Si les deux journalistes du JDD qui accompagnaient le député n’avaient pas pu le suivre jusqu’à la salle de vidéosurveillance, le député des Hauts-de-Seine avait décrit ce qu’il y avait vu. Du brossage de dents à la prière.

Après la parution de l’article, l’avocat de l’époque de Salah Abdeslam, Frank Berton, avait dénoncé dans une lettre à la Chancellerie le comportement du député, comme s’il s’était « promené au zoo de Vincennes ».

Il avait également tenté, en vain, de faire suspendre en urgence la vidéosurveillance de son client. Il avait invoqué le respect de sa « vie privée ».

Un sujet d’intérêt général

En portant plainte, Salah Abdeslam avait réclamé un euro symbolique au député Les Constructifs pour le préjudice subi.

Toutefois, le détenu le plus surveillé de France a été débouté jeudi 12 octobre par le tribunal de grande instance de Nanterre.

Celui-ci a estimé que

La visite des conditions de détention de Salah Abdeslam, le 29 juin 2016, s’inscrivait dans un contexte d’actualité judiciaire.

En outre le tribunal a déclaré qu’il relevait de « l’information légitime du public ». Il était réglementaire qu’il connaisse les conditions carcérales au sein de la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis.

Et que cela constituait « un sujet d’intérêt général ». Ainsi, il n’y avait eu aucune atteinte à la vie privée de Salah Abdeslam.

Celui-ci a récemment obtenu un léger assouplissement de ses conditions de détention « en raison de craintes pour sa santé ». Enfin, Salah Abdeslam devrait assister à son procès en Belgique à partir du 18 décembre prochain.

Il est poursuivi pour « tentative d’assassinat dans un contexte terroriste sur plusieurs policiers ».

Publié le vendredi 13 octobre 2017 à 12:00, modifications vendredi 13 octobre 2017 à 12:00

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