Justice

Rennes : Le professeur radicalisé ne pourra plus enseigner

Le tribunal administratif de Rennes a confirmé vendredi la révocation d’un enseignant de Rennes soupçonné de radicalisation.

Il avait été révoqué par Najat Vallau-Belkacem, alors ministre de l’Education Nationale en janvier 2017 pour être proche de la mouvance salafiste. Cela a été confirmé vendredi dernier par le tribunal administratif de Rennes.

Un CV chargé

L’ancien professeur du lycée Charles-Tillon a un CV chargé. Membre de la mouvance salafiste, il était aussi traducteur d’Al Qaida précisent nos confrères d’Ouest France. Assigné à résidence à partir de novembre 2015, suspendu de ses fonctions l’année suivante, puis enfin révoqué par Vallaud-Belkacem début 2017. C’est pour demander sa réintégration qu’il avait saisi le tribunal administratif de Rennes.

Mais, du point de vue du tribunal, la révocation est motivée. L’homme ne pourra donc plus enseigner dans la fonction publique.

 Par son attitude, et en particulier ses prises de position sur des forums jihadistes, ses activités de propagandiste auprès des personnes qu’il fréquentait et ses relations avec des personnes radicalisées.

En effet, sur des forums, l’homme aurait incité des personnes à partir en Syrie. Par ailleurs, il tenait des propos justifiant l’enlèvement d’enfants ou les meurtres dans le cadre du djihad. Son rôle central dans le milieu salafiste Rennais constitue aussi un problème par rapport à ses fonctions professionnelles.

Il a adopté un comportement incompatible avec l’exercice de ses missions d’enseignement, constitutif de manquements graves et répétés aux obligations de réserve et de dignité d’un agent public. Ce comportement fautif justifie une sanction disciplinaire.

 

 

Publié le mardi 27 mars 2018 à 14:06, modifications mardi 27 mars 2018 à 12:04

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