Justice

Rennes : Une jeune Toulousaine radicalisée planifiait des attaques terroristes

Une jeune femme de 19 ans, originaire de Toulouse, a récemment été arrêtée. Selon “Le Point”, elle préparait un attentat en France dans la ville de Rennes.

Selon des informations du Point, une étudiante de 19 ans préparait un attentat sur le sol français. La jeune femme a été récemment arrêtée avec un autre adolescent radicalisé. Elle projetait de cibler la ville de Rennes.

Les déclarations édifiantes de la jeune femme radicalisée lors de son audition suite à son projet d’attentat à Rennes

La principale suspecte dans cette affaire est une étudiante inscrite à la Sorbonne, à Paris. Elle a été placée en garde à vue dans les locaux de la DGSI (Direction générale de la sécurité intérieure). Selon des informations du Point, elle a indiqué, lors de son interrogatoire, regretter « de ne pas avoir pu passer à l’action ». Elle aurait également revendiqué son appartenance à la mouvance extrémiste et djihadiste. Elle serait ainsi « fière des attentats commis en France ». La rédaction du Point a révélé ce mercredi que la jeune femme souhaitait mener des attaques meurtrières à Rennes dans des « lieux festifs ». La jeune femme radicalisée estimait que la ville bretonne était moins surveillée par la police et les autorités.

L’application Telegram encore pointée du doigt dans le cadre de la lutte anti-terroriste

Cette toulousaine de 19 ans aurait été dans le viseur des forces de l’ordre et de la justice suite à des discussions et des messages publiées sur le réseau Telegram. Elle tentait de se procurer une arme très prisée dans la mouvance djihadiste, une Kalachnikov.

Des apprentis terroristes de plus en plus habiles avec l’art de la taqîya

D’après RTL, elle aurait auparavant pratiqué la taqîya, la dissimulation des opinions religieuses, afin de passer à travers les mailles du filet des services de lutte contre le terrorisme. L’étudiante s’est fondue dans la masse pour ne pas être repérée. D’après une source proche de l’affaire, la jeune femme ne présentait aucun signe extérieur de radicalisation. Elle vivait en couple. Elle menait une vie sociale bien remplie en participant notamment à des fêtes entre étudiants où l’alcool coulait à flots. Cette pratique et cette attitude de dissimulation ont déjà été observées chez plusieurs membres du commando des attentats du 13 novembre 2015. Samy Amimour était ainsi chauffeur de bus avant de basculer dans l’horreur. Il a participé à l’attaque et à la prise d’otages du Bataclan.

Les autorités toujours mobilisés dans la lutte contre le terrorisme

Le nombre d’attentats déjoués en France en 2017 a été communiqué par le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, à l’occasion d’un entretien paru lundi dans le quotidien Le Progrès.

Vingt attentats ont été déjoués en France en 2017. Il faut donc être vigilant partout. Il n’y a pas de territoire, aujourd’hui, où on puisse dire que le risque est inexistant.

Le précédent bilan officiel, transmis début novembre par le ministère, lors de la sortie de l’état d’urgence, recensait un total de treize attentats déjoués en 2017.

Publié le jeudi 11 janvier 2018 à 16:37, modifications jeudi 11 janvier 2018 à 15:43

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