Justice

Recouvrir un radar n’est pas le dégrader !

Un homme qui avait recouverts deux radars avec un sac poubelle a été relaxé à Mont-de-Marsan.

Recouvrir n’est donc pas détruire. C’est la décision pour le moins surprenante rendue par la juge du tribunal correctionnel de Mont-de-Marsan dans les Landes. Elle jugeait Lionel Candelon, l’un des fondateurs du mouvement des Canards en Colère, pour avoir recouvert des radars. 

“Une interprétation stricte de la loi”

Les faits remontent à mars 2017. Lors d’une manifestation du collectifs les Canards en Colère, Lionel Candelon recouvre les radars fixes de Hontanx et Laglorieuse avec un sac poubelle en plastique. S’il ne casse rien, il les rend dans les faits inopérants. C’est pour ces faits qu’il a comparu devant le tribunal correctionnel de Mont-de-Marsan le 1er mars. Il était accusé de dégradation ou détérioration d’un bien destiné à l’utilité publique comme le soulignent nos confrères de Sud Ouest.

Le parquet avait requis deux mois de prison avec sursis et 500 heures de travail d’intérêt général. En effet, le représentant du ministère public considère que le radar a été “mis hors d’usage, empêché d’effectuer son travail. De son côté, Lionel Candelon défend sa bonne foi.

Je ne suis pas un délinquant. J’ai toujours fait attention à ne pas abîmer le matériel de l’État. Ce jour-là, nous avons recouvert une trentaine de radars.

Il insiste par ailleurs sur le fait qu’il suffisait d’enlever le scotch.

L’homme a été suivi par la présidente Anne Ogé.

Si l’on s’en tient à une interprétation stricte de la loi, vous n’avez ni dégradé, ni eu l’intention de le faire. Le tribunal vous relaxe.

Publié le mardi 6 mars 2018 à 16:49, modifications mardi 6 mars 2018 à 13:02

Vous aimerez aussi

Participer:

Proposer une correction Ecrire un article sur le sujet

Suivez-nous:

Discuttez !