Justice

Procès Tron: la défense demande le renvoi de l’audience

La défense a demandé vendredi le renvoi du procès de Georges Tron et de son ancienne adjointe, estimant que la “sérénité des débats” n’était plus assurée devant les assises de Seine-Saint-Denis.

Les avocats de la défense dénoncent la mise en cause, par des journalistes, de la conduite des débats par le président de la cour d’assises et la diffusion en plein procès d’un sujet d’Envoyé spécial jeudi soir avec la participation d’une plaignante, Virginie Ettel, et d’un témoin. Au moment où la cour se retirait pour délibérer sur la demande de renvoi, Virgine Ettel s’est trouvée mal et a été prise d’une crise de tremblements. L’audience doit reprendre à 14H00 et la cour annoncera sa décision sur la poursuite ou non du procès.

L’avocat général s’est opposé à la demande de renvoi, affirmant qu’il s’agissait d’un “écran de fumée” de la part de la défense.

Si vous devez être acquitté, autant l’être tout de suite, pourquoi reporter ?

a lancé l’avocat général Frédéric Bernardo, affirmant que le “débat a lieu ici, ce qui se passe à l’extérieur m’est parfaitement égal”.

La défense avait saisi jeudi le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) pour demander la déprogrammation d’un sujet d’Envoyé spécial qui a été diffusé dans la soirée sur France 2, nommé “Un maire aux assises : celle qui accuse”.

Virginie Ettel, une des accusatrices de Georges Tron et de son ancienne adjointe Brigitte Gruel, témoigne dans ce sujet, de même qu’une ancienne attachée parlementaire de Georges Tron, appelée à témoigner.

La défense dénonce aussi la “mise en cause” dans des tweets de journalistes de la manière dont le président conduisait jeudi l’interrogatoire de Virginie Ettel.

Le fait qu’un président d’assises soit mis en cause nous fait penser que peut-être le président n’ose plus poser toutes les questions dans un dossier complexe

a déclaré Antoine Vey, un des avocats de Georges Tron.

“C’est à regret et compte tenu des circonstances” que l’avocat de Brigitte Gruel, Frank Natali, a également demandé le renvoi du procès.

Georges Tron est accusé par deux anciennes employées municipales de viols et agressions sexuelles avec la participation de son ex-adjointe à la Culture. Tous deux clament leur innocence.

Le procès, qui a débuté mardi, est prévu jusqu’au 22 décembre.

Publié le vendredi 15 décembre 2017 à 13:16, modifications vendredi 15 décembre 2017 à 11:22

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