Justice

Procès Merah : Le parquet général fait appel du verdict contre Abdelkader Merah

La justice a condamné Abdelkader Merah et Fettah Malki à 20 et 14 ans de prison. Une décision contestée par le parquet général qui a décidé de faire appel de ces sentences.

STORY - Episode 6/7

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Vendredi 3 novembre, le parquet général de Paris a annoncé qu’il ferait appel dans la condamnation à 20 ans de réclusion pour Abdelkader Merah.

Il y aura donc un second procès. Ainsi, dans un communiqué, le ministère public a estimé que les cinq magistrats professionnels qui composaient le jury « n’avaient pas tiré toutes les conséquences juridiques des faits qui lui étaient soumis ».

En effet, Abdelkader Merah a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle pour association de malfaiteurs terroriste. Toutefois, la cour l’a acquitté du chef de complicité des assassinats commis par son frère Mohamed Merah en 2012.

Manque de preuves

Ainsi, après cinq semaines d’audience sous haute tension, Abdelkader Merah a été condamné à la peine de 20 ans de réclusion criminelle, assortie d’une période de sûreté des deux tiers.  En effet, la cour a reconnu son appartenance revendiquée à un groupe terroriste.

Toutefois, la cour d’assises spéciale de Paris n’a pas eu la preuve de sa complicité. Par conséquent, la justice a estimé que son frère, Mohammed Merah avait agi seul.

Son co-accusé, Fettah Malki, soupçonné d’avoir fourni un gilet pare-balles et un pistolet mitrailleur à Mohamed Merah, a lui été condamné à quatorze ans de réclusion criminelle. Avec également une période de sûreté des deux tiers.

Quelques minutes après le verdict, il avait annoncé, via son avocat, faire appel de cette condamnation.

Une nouvelle épreuve pour les familles

Pour les victimes de l’école Ozar-Hatorah et la communauté juive de Toulouse, ce second procès s’annonce déjà comme une nouvelle épreuve. Pourtant, cette décision est vécue comme un soulagement par de nombreuses familles de victimes. Et en particulier par Latifa Ibn Ziaten, déçue par un verdict selon elle trop clément. Mais surtout, une offense à la mémoire de son fils.

Hier quand je suis sortie, je me suis dit, je vais aller dimanche le voir au Maroc. Et je lui dirai ‘Imad, on a perdu mon fils’. Ce matin, le parquet a fait le nécessaire.

A-t-elle confié au micro de France 3.

De son côté, Me Dupond-Moretti a déclaré sur France Inter :

Je voudrais qu’on évoque le contexte de ce procès qui pose la question de la victime dans le procès pénal. Du poids de l’opinion publique, de l’image de l’institution judiciaire. Et de la façon dont le terrorisme nous a anesthésiés.

A savoir, le procès en appel n’aura pas lieu avant la fin de l’année 2018.

Publié le samedi 4 novembre 2017 à 15:12, modifications mercredi 8 novembre 2017 à 12:15

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