Justice

Meurtre de Kim Wall sur le Nautilus : Prison à vie requise contre Peter Madsen

Peter Madsen, 47 ans, est jugé pour meurtre avec préméditation, sévices sexuels aggravés et atteinte à l’intégrité d’un cadavre sur la personne de Kim Wall. Cette journaliste était venue l’interviewer à bord de son sous-marin en août 2017.

STORY - Episode 17/19

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La sordide affaire du sous-marin danois va connaître son épilogue cette semaine. En effet, Peter Madsen sera fixé sur son sort au plus tôt mercredi 25 avril.

Prison à vie requise

L’inventeur est jugé pour le meurtre en août 2017 à bord de son sous-marin de la journaliste suédoise Kim Wall. Son corps démembré et mutilé a été retrouvé en mer. Ainsi, le parquet a estimé que Peter Madsen a torturé et tué la journaliste Kim Wall afin de satisfaire un fantasme sexuel et morbide

Peter Madsen pensait réaliser le crime parfait en faisant disparaître le corps découpé. Et lesté de sa victime en baie de Køge, près de Copenhague.

A affirmé le procureur danois Jakob Buch-Jepsen. Celui-ci a requis, ce lundi 23 avril, la prison à vie contre Peter Madsen.

Par ailleurs, le verdict pourrait être rendu dès mercredi 25 avril. Or, il s’agit d’un procès unique au Danemark en raison de la scène de crime, mais surtout de la personnalité de ses protagonistes. Peter Madsen, inventeur autodidacte réputé dans son pays, créateur de fusées et de submersibles. Et Kim Wall, une jeune journaliste de 30 ans venue l’interviewer.

Ainsi, ce lundi 23 avril, le réquisitoire du procureur Jakob Buch-Jepsen suivi de la plaidoirie de l’avocate de la défense Betina Hald Engmark sont venus conclure 11 jours d’audience éprouvants. En effet, ils ont révélé les fantasmes noirs de l’accusé. Peuplés d’ébats sexuels violents, de femmes torturées, égorgées ou décapitées. Les psychiatres l’ont même qualifié de «  pervers polymorphe » présentant « un risque élevé » de récidive.

Il avait un plan criminel idéal, comme il l’avait confié à une amie dans un SMS. Il n’y a pas de place pour le doute dans cette affaire.

A justifié le procureur en réclamant la prison à vie. Sachant qu’au Danemark cette condamnation est synonyme en moyenne de 16 années d’enfermement.

Manque de preuves irréfutables

Pourtant, alors que les preuves matérielles irréfutables font défaut dans cette affaire, le magistrat a appelé les membres de la cour à s’en remettre à « leur bon sens ». Or, Peter Madsen, a avancé trois versions différentes des faits depuis la disparition de Kim Wall le 10 août 2017 et son arrestation le lendemain de leur sortie en mer. Après avoir affirmé l’avoir débarquée à Copenhague, il a indiqué aux enquêteurs qu’elle était morte accidentellement. Il a affirmé qu’elle avait reçu un panneau d’écoutille sur la tête. Démenti par l’autopsie après la découverte de la tête en octobre, il a expliqué qu’elle avait succombé à des gaz toxiques libérés lors d’une soudaine dépressurisation de l’habitacle. Cette dernière version est aussi celle qu’il a défendue à son procès.

L’autopsie a finalement mis en évidence 14 plaies dans la région des organes génitaux de la victime. Ce qui témoigne selon le procureur, du caractère sexuel du crime. Les causes de la mort n’ont pu être déterminées avec 100 % de certitude. Toutefois, les poumons de Kim Will présentent les caractéristiques d’une « asphyxie mécanique ». Celle-ci étant le résultat d’égorgement ou étouffement. Les bras de la victime présentent aussi des marques qui correspondent au dessin de sangles retrouvées dans le sous-marin. Ils auraient servi à attacher la journaliste pendant son supplice, toujours selon l’accusation.

Publié le mardi 24 avril 2018 à 9:41, modifications mardi 24 avril 2018 à 9:42

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