Justice

Lyon : Ouverture du procès de l’agresseur présumé de Marin, le jeune homme qui avait défendu un couple qui s’embrassait

Marin avait été roué de coups en novembre 2016, pour avoir défendu un couple qui s’embrassait à un arrêt de bus. Le procès de son agresseur présumé s’ouvre mercredi matin.

En novembre 2016, Marin a été violemment frappé à la tête pour avoir défendu un couple qui s’embrassait. Le procès de son agresseur présumé s’ouvre ce mercredi 2 mai devant la cour d’assises des mineurs de Lyon.

Retour sur le 11 novembre 2016

Aux alentours de 18 heures ce 11 novembre 2016 à l’arrêt de bus entre la gare et le centre commercial Part-Dieu, un couple d’une quarantaine d’années est en train de s’embrasser. Un jeune qui passe par là leur lance :

Vous pourriez faire ça à l’hôtel !

Marin prend alors la défense des amoureux. Le ton monte entre les deux jeunes hommes. Marin et son agresseur échangent des coups. Marin décide rompre le combat et se dirige vers le bus avec sa petite-amie, Clémentine.

Cette altercation aurait pu en rester à l’anecdote, sauf qu’elle va se transformer en déchaînement de violences. En effet, le jeune agresseur suit Marin et sa compagne dans le bus. Il arrive derrière eux. C’est à ce moment qu’il s’empare de la béquille d’un de ses copains et frappe l’étudiant très violemment à la tête. Marin s’effondre instantanément. Plusieurs autres coups vont suivre. L’agresseur s’enfuit mais il sera identifié et arrêté le lendemain grâce à la vidéosurveillance.

Quant à Marin, il tombe dans le coma. Évacué vers l’hôpital, il est opéré d’un hématome au cerveau. Mais ne se réveille pas, toujours entre la vie et la mort.

Un agresseur en échec scolaire

Côté agresseur, on ne sait pas grand-chose de ce jeune homme, mineur au moment des faits. Néanmoins, il est déjà connu des services de police, puisqu’il a déjà 21 condamnations à son casier. En outre, en échec scolaire, il avait sans doute entamé son parcours violent vers l’âge de 11 ans avec des problèmes d’alcool et de cannabis.

Ainsi, son procès doit se tenir à huis clos à partir du mercredi 2 mai et jusqu’à vendredi 4 mai devant la cour d’assises des mineurs de Lyon. Comme le rappelle Le Figaro, au titre des articles 222-9 et 222-10 du Code pénal, l’agresseur présumé risque quinze ans de réclusion criminelle. Si l’excuse de minorité est retenue, cette peine encourue baisserait de moitié.

Je soutiens Marin

Après l’agression, Marin a passé plusieurs semaines dans le coma. Il a subi de multiples opérations et a dû réapprendre tous les gestes du quotidien : manger, parler, marcher. Après avoir enchaîné plusieurs centres de rééducation en France et en Suisse, le jeune home réside désormais chez sa mère.

Bonjour à toutes et à tous,J’espère que vous allez tous bien.Pour ma part, cette semaine fut riche en émotions…En…

Publiée par Je soutiens Marin sur dimanche 29 avril 2018

Par le biais d’une page Facebook, Je soutiens Marin, suivie par près de 200.000 personnes, il donne régulièrement lui-même de ses nouvelles, bonnes comme mauvaises.

Publié le mercredi 2 mai 2018 à 9:57, modifications mercredi 2 mai 2018 à 16:08

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