Justice

Londres : Les meurtriers présumés de la jeune fille au pair Sophie Lionnet devant la justice

Sabrina Kouider et Ouissem Medouni sont accusés du meurtre de leur jeune fille au pair, Sophie Lionnet, dont le corps a été retrouvé calciné dans leur jardin, en septembre 2017, à Londres.

Le procès d’un couple de Français, Sabrina Kouider et Ouissem Medouni, s’ouvre ce lundi 19 mars. Les suspects, qui employaient Sophie Lionnet, comme jeune fille au pair, ont avoué avoir tenté de faire disparaître le corps. Toutefois, ils ont toujours nié le meurtre de la jeune fille. Ils risquent aujourd’hui la prison à vie.

De l’esclavagisme moderne

Ce fait divers remonte à septembre 2017. Agée de 21 ans, Sophie Lionnet travaillait chez Sabrina Kouider et Ouissem Medouni. Or, selon certains proches, la jeune fille au pair y vivait dans des conditions proches de l’esclavage moderne. En effet, ils racontent qu’en plus de s’occuper constamment des deux enfants, elle devait faire le ménage. Le tout pour un salaire de misère, quelle n’aurait jamais perçu. En outre, Sophie Lionnet aurait également subi des violences physiques.

Ainsi, la jeune fille originaire de Troyes, dans l’Aube, avait été retrouvée le 20 septembre dans le jardin de cette propriété du sud-ouest de la capitale britannique. Les deux Français avaient été placés en détention lorsque que la police britannique avait découvert le cadavre de Sophie Lionnet. Ce sont les voisins qui avaient alertés les autorités. Ils s’étaient dit intrigués par une épaisse fumée en provenance de l’habitation du couple. Après cela, Ouissem Medouni avait plaidé coupable d’entrave à la justice pour avoir tenté de se débarrasser du corps en le brûlant, selon les termes retenus pour ce chef d’inculpation.

Si aucune information n’a filtré du côté de Scotland Yard, la cour criminelle de l’Old Bailey de Londres va devoir déterminer quand et comment Sophie Lionnet a été tuée. Ses parents pourront y assister grâce à une aide financière spéciale débloquée par l’État français pour prendre en charge leur transport et leur hébergement sur place, a déclaré à l’AFP leur avocat, Frank Berton.

Elle voulait rentrer

La mort de Sophie Lionnet avait provoqué une vive émotion parmi les jeunes au pair travaillant Royaume-Uni. Et, plus largement au sein d’une partie de la communauté française. Le 8 octobre 2017, une marche silencieuse en hommage à Sophie Lionnet avait rassemblé une trentaine de personnes. En effet, les membres de sa famille et ses amis s’étaient retrouvés dans le quartier où elle vivait, à Londres. A l’époque, sa cousine, Mélanie Lionnet, avait déclaré à l’AFP que la jeune fille était « fatiguée », et qu’elle « voulait rentrer en France ».

Elle nous disait que ses employeurs ne l’avaient pas encore rémunérée. Qu’une fois qu’ils l’auraient rémunérée, elle rentrerait. À chaque fois ils rajoutaient du temps, des excuses.

Publié le lundi 19 mars 2018 à 10:10, modifications lundi 19 mars 2018 à 9:55

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