Justice

L’Etat condamné pour avoir forcé une femme à enlever sa robe au parloir de la prison

L’Etat devra verser 2.000 euros à la femme d’un détenu pour “traitements inhumains et dégradants”.

A la maison d’arrêt de Nevers, une femme avait été forcée de se déshabiller devant les autres visiteurs et des surveillants. Elle vient de faire condamner l’Etat pour ce traitement.

Les armatures métalliques en cause

Femme d’un détenu, elle venait rendre visite à son compagnon à la maison d’arrêt de Nevers en 2015. Mais, les portiques de sécurité sonnent à son passage à cause des armatures métalliques de son soutien-gorge cousues dans la robe. On la force alors à se déshabiller pour pouvoir passer. 

Ma cliente a dû se rendre au parloir vêtue seulement d’un gilet et d’un collant devant des surveillants et des visiteurs. On aurait très bien pu lui rendre sa robe après le portique

explique son avocat à nos confrères du  Journal du Centre. Son conjoint en découvrant sa tenue avait “pété les plombs”. En conséquence, le procureur avait interdit les visites de son épouse pendant deux mois. Une décision qui va contre le respect de la vie privée et familiale.

La justice a condamné l’Etat à verser 2.000 € à la femme du détenu et 1.000 € à son avocat. L’affaire devrait toutefois se poursuivre devant la Cour européenne des droits de l’Homme. 

Publié le jeudi 19 avril 2018 à 14:42, modifications jeudi 19 avril 2018 à 14:50

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