Justice

Italie : Nouveau procès pour Silvio Berlusconi dans une nouvelle affaire d’escort-girls

Déjà poursuivi dans plusieurs affaires, Silvio Berlusconi a de nouveau été renvoyé en justice pour subornation de témoin dans un procès sur des escort-girls.

Nouveau procès en vue pour Silvio Berlusconi. En effet, selon Reuters, l’ancien président du Conseil italien sera jugé à partir du 4 février à Bari, dans le sud de l’Italie pour subornation de témoin.

Sexe, mensonge et subordination

Ainsi, l’accusation reproche à Silvio Berlusconi d’avoir versé 500.000 euros. Mais aussi d’avoir fourni un emploi, ainsi qu’une assistance juridique, à l’homme d’affaires Giampaolo Tarantini. Cette affaire remonte aux années 2008-2009 quand le jeune et ambitieux entrepreneur de Bari conduisait des escort-girls aux soirées « bunga-bunga » organisées dans des résidences de Silvio Berlusconi à Rome et en Sardaigne. A l’époque, le « Cavaliere » était à la tête du gouvernement italien.

Poursuivi pour incitation à la prostitution, Giampaolo Tarantini a été condamné à près de huit ans de prison en première instance. Cependant, la procédure d’appel est encore en cours. Il a assuré aux juges que Silvio Berlusconi ignorait que les jeunes femmes étaient payées pour assister à ses fêtes.

Pourtant, Silvio Berlusconi est accusé d’avoir payé l’homme d’affaires pour qu’au cours de ce procès, il taise les détails les plus délicats de ces soirées. En effet, selon le parquet, Silvio Berlusconi a fourni à Giampaolo Tarantini « des centaines de milliers d’euros, une assistance légale et un emploi ». Et ce pour qu’il mente aux magistrats.

Nous ne doutons pas que le président Berlusconi sera acquitté à l’issue du procès de Bari.

A commenté son avocat, Nicolo Ghedini, cité par le site du quotidien La Repubblica.

Déjà poursuivi pour subornation de témoins

L’ancien Premier ministre, acquitté en appel dans le scandale sexuel Rubygate, a déjà eu de nombreux démêlés judiciaires depuis son entrée en politique en 1994. Ainsi, l’ancien chef du gouvernement fait l’objet de poursuites et de procès en cours. Il est notamment jugé pour subornation de témoins à Milan, Sienne, Rome ou encore Turin. A chaque fois, il a été accusé d’avoir déboursé des millions d’euros pour acheter la discrétion des participant(e)s à ses soirées « bunga-bunga ». Or, à l’instar de toutes ces autres affaires, le magnat des médias n’a pas nié les versements à Giampaolo Tarantini. Il s’est justifié en expliquant avoir seulement « aidé une personne et une famille avec des enfants qui se trouvent dans de graves difficultés financières ».

Par ailleurs, Silvio Berlusconi est jugé pour corruption d’un sénateur. En 2006, il aurait versé à celui-ci trois millions d’euros pour rejoindre son camp. Et ainsi faire tomber le gouvernement alors en place. Ce procès s’est ouvert en février dernier.

En septembre dernier, Silvio Berlusconi était de retour aux affaires. En effet, sa holding Fininvest avait annoncé le rachat du club de Monza. Celle-ci évolue en 3ème division italienne.

Publié le dimanche 18 novembre 2018 à 13:11, modifications dimanche 18 novembre 2018 à 12:16

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