Justice

Greenpeace porte plainte contre Perrine Goulet, députée La République En Marche

Greenpeace va porter plainte « pour incitation au meurtre » contre Perrine Goulet qui a recommandé de « tirer » en cas d’intrusion dans une centrale nucléaire.

Greenpeace a annoncé lundi 26 mars qu’elle allait porter plainte contre la députée La République en Marche, Perrine Goulet « pour incitation au meurtre ». La députée de la Nièvre a recommandé de « tirer » en cas d’intrusion dans une centrale nucléaire, comme l’ont déjà fait des militants de l’ONG.

Des propos indignes d’une élue de la République

Ainsi, les faits remontent au 22 mars 2018, à l’occasion d’une session de la commission d’enquête sur la sûreté et la sécurité des installations nucléaire. A ce moment là, Perrine Goulet a demandé au ministre de l’Intérieur Gérard Collomb « s’il ne fallait pas tirer sans distinguer en cas d’intrusion dans une central nucléaire ».

Pourquoi nous ne ferions pas un peu comme aux Etats-Unis ? Avec une sécurisation par mirador. Et la possibilité effectivement de ne pas se poser de questions. Et quand il y a une intrusion, de tirer.

S’était interrogée Perrine Goulet.

Il suffit d’avoir le panneau Greenpeace ou d’appeler avant, parce que Greenpeace le fait quand ils rentrent dans une centrale. Je pense qu’à un moment il va falloir ne plus distinguer puisque c’est un délit de rentrer sur une centrale nucléaire. Il y a des forces de sécurité,. Elles doivent intervenir et ne pas se poser de questions. Peut-être que ça dissuadera.

Avait argumenté la députée de la Nièvre.

Greenpeace condamné pour “intrusion”

Or, avant cela, huit militants de Greenpeace ont été condamnés fin février à des peines de prison avec sursis ou de la prison ferme. Ils avaient été condamnés pour s’être introduits sur le site de la centrale nucléaire de Cattenom (en Moselle) en octobre. En outre, une autre intrusion de Greenpeace avait eu lieu sur le site nucléaire de Cruas-Meysse (en Ardèche) en novembre.

Ces propos sont graves et indignes d’une élue de la République. Suggérer de tirer sur des militants non violents ne résoudra en rien le manque de sécurité dans les centrales nucléaires d’EDF.

A déclaré Jean-François Julliard, le directeur général de Greenpeace France.

Si les militants de Greenpeace se sont introduits à deux reprises dans deux centrales nucléaires en six semaines. C’est pour dénoncer les failles de sécurité de ces installations.

A-t-il poursuivi.

Par ailleurs, un porte-parole de Greenpeace a indiqué à l’AFP que la plainte allait être déposée en fin de semaine ou en début de semaine prochaine.

“Je n’ai jamais appelé au meurtre”

De son côté Perrine Goulet s’est défendue :

Je n’ai évidemment jamais appelé au meurtre de militants d’ONG. J’ai évoqué la possibilité d’étudier le recours à des tirs de sommation ou d’immobilisation à l’encontre d’intrus pénétrant sur des sites nucléaires. Et qui, à l’inverse de Greenpeace, ne se seraient pas identifiés en amont des périmètres ultra-sécurisés.

Enfin, elle a estimé :

Si l’on peut entendre les inquiétudes de l’organisation Greenpeace sur la sécurité des sites nucléaires. Nous pouvons émettre des réserves quant aux méthodes employées par quelques militants pour le souligner.

Publié le mardi 27 mars 2018 à 13:16, modifications mardi 27 mars 2018 à 13:30

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