Justice

François Thierry, l’ancien patron des « stups », mis en examen pour trafic de drogue

François Thierry a été mis en examen par le parquet de Paris pour complicité de détention, transport et acquisition de stupéfiants et complicité d’exportation de stupéfiants en bande organisée.

François Thierry, l’ancien chef de l’Office central de lutte contre le trafic illicite de stupéfiants (Ocrtis), a été mis en examen pour

complicité de détention, transport et acquisition de stupéfiants et complicité d’exportation de stupéfiants en bande organisée

dans une enquête qui a mis au jour les méthodes controversées des « stups » pour faire tomber des trafiquants.

En effet, les enquêteurs soupçonnent François Thierry de ne pas avoir totalement informé les autorités judiciaires de l’opération. Ni du rôle joué par son indicateur, ce qu’il conteste.

Des méthodes controversées

Comme l’a indiqué Le Monde, François Thierry a été convoqué jeudi 24 août dans l’après-midi. Il a été entendu par les juges d’instruction.

Ces derniers enquêtent sur la saisie record de sept tonnes de cannabis le 17 octobre 2015 à Paris, boulevard Exelmans. L’affaire lui avait valu d’être placé en garde à vue fin mars à l’IGPN, la « police des polices ».

Ainsi, à l’issue de son audition, l’ancien chef de l’office spécialisé a été mis en examen. Cependant, il a été laissé libre sans contrôle judiciaire, même s’il n’est pas incriminé d’enrichissement personnel.

En effet, le policier est soupçonné d’avoir favorisé l’entrée de drogue sur le territoire français. Et sans en informer totalement l’autorité judiciaire. Et cela dans le cadre de ses relations controversées avec un important indicateur de l’office considéré comme un trafiquant notoire, Sofiane Hambli.

Très vite le parquet de Paris avait dessaisi le service après avoir découvert que cette livraison de drogue partie du Maroc s’inscrivait dans une opération secrète de ce même service pour infiltrer un réseau, avec l’aide de Sofiane Hambli.

Une saisie de drogue suspecte

Pour le procureur de Paris François Molins, cela relève d’une « information majeure ». Elle a été jusqu’alors « dissimulée », selon une note versée à la procédure.

En effet, aux yeux des enquêteurs, cet homme est bien plus qu’un informateur et « le simple logisticien » décrit par son officier traitant.

Il apparaît comme l’un des responsables du trafic lui-même.

A déclaré une source proche de l’enquête.

Or, trois jours après la saisie, François Thierry avait admis que la drogue partie du Maroc s’inscrivait dans le cadre d’une opération secrète de l’Ocrtis destinée à infiltrer des réseaux. Ainsi, au total, treize personnes sont déjà mises en examen dans ce dossier.

Cette mise en examen est injuste, hypocrite et scandaleuse.

A réagi auprès de l’AFP Francis Szpiner, l’avocat de François Thierry, actuellement en poste à la sous-direction antiterroriste de la Police Judiciaire.

En outre, au-delà de la gestion controversée des « tontons », au cœur de deux autres enquêtes à Paris, l’affaire d’Exelmans a aussi mis au jour des rivalités entre douanes et police.

Publié le vendredi 25 août 2017 à 15:45, modifications samedi 26 août 2017 à 12:25

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