Justice

Durant un avortement, la gynécologue perce l’intestin, l’utérus et le rectum

Le résultat de cet avortement avait été catastrophique pour la patiente.

A Madrid, une gynécologue vient d’être condamnée par le tribunal à indemniser une patiente. Durant un avortement, le médecin avait perforé l’utérus, l’intestin et le vagin de la patiente.

Le cœur du bébé ne battait plus

Nous sommes en 2013. Cela faisait deux ans que cette patiente essayait de tomber enceinte. Agée de 35 ans, elle avait finalement eu recours à la fécondation in vitro. Au moment des 12 semaines, une première échographie révèle des difficultés. Il est alors décidé qu’il faut réaliser plus d’examens, notamment pour savoir si l’enfant ne souffre pas de certaines pathologies indiquent nos confrères  du journal espagnol El Pais.

Quelques jours plus tard, la femme apprend que le fœtus souffre d’un œdème généralisé au niveau du thorax et de la colonne vertébrale. Il pourrait donc souffrir d’une cardiopathie. Le 23 décembre, une nouvelle échographie révèle que le cœur du bébé ne bat plus. L’avortement est donc décidé. D’abord réalisé avec des médicaments, il se passe mal. La patiente est victime de vomissements, diarrhées, de fortes contractions et saigne beaucoup.

La gynécologue décide donc de réaliser un avortement médical. Mais, en introduisant les pinces pour retirer le fœtus, elle sort une partie de l’intestin et perfore la partie postérieure de l’utérus et du rectum. Elle prévient alors le chirurgien qui opère très vite. Par ailleurs, le fœtus n’est lui jamais apparu. Il semblerait que la jeune femme l’avait déjà expulsé.

Des conséquences quatre ans après

Plus de quatre ans après les faits, la patiente assume encore les conséquences de cet avortement raté. Elle a notamment dû être opérée à quatre reprises. Ils ont notamment du lui retirer le colon et la partie supérieure du rectum. Elle souffre de sérieux problèmes de digestion, des crampes dans l’estomac, des diarrhées fréquentes et de façon générale, ne répond pas aux différents traitements.

La femme est aussi obligée d’utiliser des couches au quotidien et ne peut pas sortir plus de quatre heures consécutives de chez elle. Elle a en effet régulièrement des “diarrhées explosives” qui l’obligent à se trouver à proximité immédiate de toilettes. Les juges ont indiqué qu’au vu des éléments, la situation n’avait pu être causée que par l’emploi “d’une technique déficiente”. Le montant des indemnisations auxquelles elle aura droit sera fixé dans une audience postérieure.

Publié le dimanche 11 mars 2018 à 16:04, modifications dimanche 11 mars 2018 à 17:08

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