Justice

Dominique Cottrez, condamnée pour huit infanticides, a été libérée

Dominique Cottrez avait été condamnée en juillet 2015 à neuf ans de prison pour le meurtre de huit de ses bébés.

Agée de 54 ans, Dominique Cottrez est sortie ce mardi 3 juillet de la prison de Bapaume, dans le Pas-de-Calais.

Elle est bel et bien sortie et rentrée chez elle près de Douai.

A déclaré son avocate, Me Marie-Hélène Carlier.

Une altération du discernement

En juillet 2010, la découverte des corps de deux nourrissons dans le jardin d’une maison de Villers-au-Tertre dans le Nord avait fait la Une des journaux. Les enquêteurs avaient alors procédé aux interrogatoires des anciens propriétaires de la maison, dont Dominique Cottrez. Dès lors, cette aide-soignante de 45 ans avait admis être la mère des enfants retrouvés. Elle avait finalement reconnu les avoir enterrés juste après leur naissance. Dans le même temps, elle avait avoué avoir caché d’autres corps dans le garage de sa résidence de l’époque, quelques rues plus loin.

Ainsi, ce sont au total huit cadavres qui ont été retrouvés. Dominique Cottrez avait ignoré ou caché ses grossesses à ses proches. Mère de deux filles, elle était tombée enceinte à plusieurs reprises entre 1989 et 2006. A l’époque, elle avait refusé tout contact avec le corps médical après qu’une sage-femme lui ait vivement reproché son obésité lors de la naissance de son deuxième enfant. Suite à cela, elle avait accouché seule à chaque fois avant de tuer les nouveau-nés.

Finalement, le 2 juillet 2015, Dominique Cottrez avait été reconnue par la justice coupable d’octuple infanticide. La cour d’Assises du Nord l’avait condamné à neuf ans de prison. Les jurés n’avaient pas retenu la préméditation pour le premier infanticide. Or, ils avaient mis en avant un « dessein arrêté » pour les suivants. Ils avaient également reconnu l’existence d’une altération du discernement de cette ancienne aide-soignante.

Un contrôle judiciaire avec obligation de soins

Au début de l’année 2018, Dominique Cottrez a suivi une formation en hôtellerie pendant son emprisonnement. Ainsi, après avoir purgé trois ans de prison, la cour d’appel de Douai a accepté vendredi 29 juin sa demande de remise en liberté conditionnelle. Par ailleurs, elle a maintenu un contrôle judiciaire avec obligation de soins, « sur la base de son bon comportement en détention ».

Maintenant que sa sortie a été autorisée, son contrôle judiciaire lui interdit de se rendre à Villers-au-Tertre, lieu des infanticides.

Publié le mercredi 4 juillet 2018 à 9:11, modifications mercredi 4 juillet 2018 à 10:46

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