Justice

Danemark : Condamnée pour avoir prélevé un demi-litre de sang par semaine à son jeune fils

Pendant 5 ans une mère de famille a prélevé un demi-litre de sang par semaine à son jeune fils afin de cultiver l’image d’une mère célibataire se battant pour son fils malade. Elle vient d’être condamnée à 4 ans de prison pour mauvais traitements aggravés.

Alors que son fils est âgé de seulement 11 mois, une mère de famille âgée de 36 ans commence à faire prélevé le sang de son fils. L’infirmière de profession qui souffre d’un syndrome de Münchhausen par procuration, va alors réaliser l’opération pendant 5 ans. Elle vient d’être condamnée jeudi à quatre ans de prison pour maltraitance relate l’AFP.

“Elle n’en peut plus”

C’est en 2017 que les autorités judiciaires danoises découvrent la jeune mère un sac de sang à la main. Pendant 5 ans elle avait prélevé un demi-litre de sang par semaine à son jeune fils. La raison ? La danoise expliquait sur les réseaux sociaux être célibataire et se battre pour son fils malade. Or, la réalité est toute autre. Selon les experts psychiatres, la mère de famille souffre d’un syndrome de Münchhausen par procuration. Les adultes atteints simulent tous les symptômes d’une maladie afin d’attirer sur eux l’attention des médecins et des soignants.

Un peu après sa naissance, son fils est touché par une maladie intestinale. Néanmoins, les médecins ne s’expliquaient pas pourquoi il avait si peu de sang. Le petit garçon avait alors dû être transfusé 110 fois.

Condamnée jeudi à quatre ans de prison pour mauvais traitements aggravés, la mère de famille n’explique pas son geste.

Ce n’est pas une décision que j’ai prise consciemment. Je ne sais pas quand j’ai commencé à faire ce que je n’avais pas le droit de faire. C’est arrivé progressivement. Je faisais couler le sang dans les toilettes et mettais les seringues à la poubelle.

a-t-elle expliqué au tribunal.

Le tribunal de Herning a estimé que les mauvais traitements infligés à son fils l’avaient mis en danger.

L’accusée a décidé de ne pas faire appel de la condamnation. Depuis, elle n’est plus autorisée à exercer sa profession.

J’ai vu dans ses yeux qu’il fallait que ça s’arrête. Elle n’en peut plus

a expliqué son avocat René Knudsen à l’agence locale Ritzau.

L’enfant, âgé de sept ans aujourd’hui, vit chez son père.

Publié le vendredi 8 février 2019 à 13:26, modifications vendredi 8 février 2019 à 13:23

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