Justice

Cher : le docteur Dassas condamné à dix ans de réclusion pour des viols sur 32 patientes

Le docteur Dassas a reconnu avoir réalisé des films à l’insu de ses patientes. Pourtant, il a nié les viols. Il a été incarcéré dès la fin de l’audience. 

Le docteur Dassas, un médecin généraliste à la retraite, a été jugé vendredi 29 juin par la cour d’assises du Cher. Il a été condamné à dix ans de prison pour des viols sur 32 patientes, à l’issue d’un procès qui a duré trois semaines.

Filmé en train de pratiquer certains actes

Les faits se sont produits Argent-sur-Sauldre. Il s’agit d’une petite commune de 2.000 habitants située en Sologne dans le Cher. Ainsi, Thierry Dassas a été reconnu coupable de viols digitaux ou à l’aide d’un instrument médical sur 32 de ses patientes. Le médecin de 68 ans a reconnu avoir réalisé des films à l’insu de ses patientes. Toutefois, il a nié les accusations de viols.

Le médecin généraliste avait été arrêté fin 2014 après la plainte d’une patiente. Celle-ci avait dénoncé une longue auscultation gynécologique. De plus, elle avait aperçu une caméra mal dissimulée dans le cabinet du médecin. Dès lors, des vidéos montrant neuf femmes nues ou en partie dévêtues, subissant les actes que le docteur Dassas avait présentés comme médicaux, avaient été saisies.

En outre, après un jour et demi de délibéré, le jury l’a également reconnu coupable « d’atteinte à l’intimité de la vie privée par fixation de l’image d’une personne ». En revanche, la cour l’a acquitté des accusations de viols sur quatre autres patientes.

Or, le ministère public avait requis dix-huit années de réclusion. Le maximum encouru étant de 20 ans. De son côté, la défense avait demandé d’écarter les accusations de viols.

Interdiction définitive de pratiquer la médecine

Enfin, la cour d’assises du Cher a condamné le sexagénaire à une interdiction définitive de pratiquer la médecine. Ainsi qu’à une interdiction de séjourner dans le Cher pendant 10 ans. Par ailleurs, il sera inscrit au Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles (Fijais).

Libre durant le procès après un peu moins de sept mois de détention provisoire, il a été incarcéré dès la fin de l’audience. Dès lors, il dispose d’un délai de 10 jours pour faire appel.

Publié le samedi 30 juin 2018 à 14:01, modifications samedi 30 juin 2018 à 10:54

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