Justice

Braquage de la banque de Molenbeek : Mohamed Abdeslam comparaîtra le 10 septembre prochain

Mohamed Abdeslam comparaîtra le 10 septembre prochain pour avoir participé au braquage de la banque de Molenbeek

Mohamed Abdeslam, le frère du terroriste Salah Abdeslam, devra comparaître devant le tribunal correctionnel de Bruxelles le 10 septembre prochain au côté de ses deux complices pour le vol de la caisse communale de Molenbeek-Saint-Jean, survenu en janvier dernier.

Les faits se sont déroulés le 23 janvier dernier, vers 14 heures. Un individu masqué et armé d’un couteau avait attaqué trois fonctionnaires chargés de déposer près de 70 000 euros à la banque de Molenbeek-Saint-Jean, en Belgique. Un mois plus tard, quatre suspects ont été arrêtés, dont Mohamed Abdeslam. Le frère du terroriste Salah Abdeslam, impliqué dans les attentats meurtriers du 13 novembre 2015, avait déjà travaillé pour l’administration molenbeekoise et connaissait les transports réguliers d’argent.

L’argent livré par un ex-collègue et une ancienne compagne

Mohamed Abdeslam a admis en juin dernier avoir pris part au braquage en tant qu’intermédiaire, informé par Pierre-Raphaël Collignon, un ex-collègue fonctionnaire de la commune, qu’une importante somme d’argent allait être transférée à la banque. C’est ce dernier qui était chargé de transporter la somme au côté d’une ex-compagne de Mohamed Abdeslam dans la journée du 23 janvier. Après l’attaque, Youssef Benayad, principal acteur du vol renseigné par Abdeslam, a pris la fuite au volant d’une voiture, que le frère du principal suspect des attentats de Paris a avoué avoir conduit.

Mohamed Abdeslam voulait obtenir des indemnités de licenciement

Licencié par la commune peu de temps avant l’opération, Mohamed Abdeslam avait confié en juin dernier au média belge DH.be, par le biais de son avocat, que l’appât du gain n’était pas la seule motivation de ce braquage :

Mohamed Abdeslam considérait ainsi le vol de cet argent comme une manière d’obtenir des indemnités de départ à la hauteur du préjudice subi par son licenciement. Il travaillait depuis de longues années à Molenbeek sans avoir eu aucun souci. Et du jour au lendemain, la bourgmestre Françoise Schepmans a décidé de le licencier après les attentats de Paris. Il n’avait pas à supporter le poids d’être le frère de terroristes. Il n’a pas choisi sa famille. Il savait qu’il n’aurait plus jamais de chance d’être engagé ailleurs après cela.

Déclarait le pénaliste Me Yannick De Vlaeminck, avant de préciser qu’il ne s’agit pour lui que d’un vol et non d’un braquage et que les « prétendues victimes », qui connaissaient son client, sont en réalité des complices.

Une comparution en septembre

Fin juillet dernier, la chambre du conseil de Bruxelles a décidé de renvoyer Youssef Benayad, Mohamed Abdeslam et Pierre-Raphaël Collignon devant le tribunal correctionnel. Les trois inculpés devront répondre d’un vol avec violence. Une information relayée par le média La Capitale et qui vient d’être confirmée par le parquet bruxellois. L’examen du dossier est prévu pour le 10 septembre prochain.

Publié le mercredi 22 août 2018 à 14:29, modifications mercredi 22 août 2018 à 11:05

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