Justice

Agression homophobe : Une enquête ouverte après l’agression d’une femme qui embrassait sa compagne à Paris

Une enquête a été ouverte à Paris après la plainte d’une femme victime d’agression homophobe, alors qu’elle embrassait sa compagne à un arrêt de bus le soir d’Halloween.

Un nouveau cas d’agression homophobe a été révélé. Il est survenu dans le 9ème arrondissement de Paris, au carrefour Châteaudun, mercredi 31 octobre dans la soirée.

21 jours d’interruption totale de travail

Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour le chef de « violences commises en raison de l’orientation sexuelle ayant entraîné une ITT supérieure à huit jours ». Les investigations ont été confiées au Service de l’accueil et de l’investigation de proximité (SAIP) du IXème arrondissement, où ont eu lieu les faits.

Ainsi, une femme a porté plainte après avoir été victime d’une agression à caractère homophobe. Selon franceinfo, cette femme née en 1972 embrassait son amie à un arrêt de bus lorsqu’un homme a tiré les cheveux de cette dernière. Elle a alors poursuivi son agresseur pour « connaître les raisons de son geste ». Celui-ci lui a donné un coup de poing, entraînant 21 jours d’interruption totale de travail (ITT).

Cette violente attaque a été dénoncée sur Twitter par l’association Urgence homophobie. Guillaume Mélanie, son président, qui s’est lui aussi fait molester en pleine rue, a dénoncé une succession de violences homophobes. De fait, il a saisi le cabinet de la maire de Paris, Anne Hidalgo.

Ça devient de pire en pire. Maintenant on se dit : ‘On ne va plus s’embrasser, on ne va plus se tenir par la main’, mais ce n’est pas normal en fait, ce n’est pas à nous de céder du terrain normalement, ce n’est pas à nous d’arrêter de vivre normalement.

S’est désolé Guillaume Mélanie.

Des mesures concrètes promises par les autorités

Le 21 octobre, près de 3.000 personnes se sont rassemblées à Paris pour manifester contre la série d’agressions homophobes qui sont survenues dans la capitale ces dernières semaines. Ce lundi 29 octobre, Emmanuel Macron a dénoncé sur Twitter ces attaques. Il les a qualifiés « d’indignes de la France ». Par ailleurs, il a annoncé de futures « mesures concrètes ».

Publié le samedi 3 novembre 2018 à 13:35, modifications samedi 3 novembre 2018 à 10:23

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