Justice

Affaire du financement libyen : Nicolas Sarkozy va faire appel du contrôle judiciaire

Nicolas Sarkozy, mis en examen dans l’affaire du financement libyen dans sa campagne 2007, va contester son contrôle judiciaire.

STORY - Episode 9/9

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Thierry Herzog, l’avocat de Nicolas Sarkozy, a annoncé ce vendredi 23 mars au micro de RTL, qu’il allait faire appel du contrôle judiciaire de son client dans le cadre de l’affaire des financements libyens.

Question de principe

Ainsi, invité d’Élizabeth Martichoux, l’avocat et ami de l’ancien président de la République a vivement réagit au placement du contrôle judiciaire ainsi qu’à la mise en examen de Nicolas Sarkozy. En effet, soupçonné d’avoir partiellement financé sa campagne de 2007 avec l’argent du régime libyen de Mouammar Kadhafi, l’ancien leader des Républicains a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire mercredi 21 mars.

En plus de ne pas avoir apprécié les conditions de sa garde à vue, Nicolas Sarkozy a dénoncé sa mise en examen. Celle-ci avait été assortie d’un strict contrôle judiciaire mercredi. Or, cela contraint l’homme politique à de nombreuses obligations. Par exemple, il n’est pas autorisé à voyager dans les quatre pays suivants : Libye, Tunisie, Afrique du Sud et Egypte. Il ne doit pas entrer en contact avec les principaux acteurs du dossier : Ziad Takkiedine, Alexandre Djouhri. Par ailleurs, ce contrôle judiciaire, qui est une première pour un ex-chef de l’Etat sous la Vème République, interdit à Nicolas Sarkozy de rencontrer ses proches amis : Brice Hortefeux, Claude Guéant et Bernard Squarcini. Eux aussi impliqués dans cette affaire.

Cependant, pour une « question de principe », l’ancien chef de l’Etat a décidé de contester ce contrôle judiciaire qui « le hérisse », selon son avocat. Ainsi d’après Thierry Herzog, Nicolas Sarkozy, qui a dénoncé sur TF1 jeudi soir « une campagne de calomnies », prépare une « ligne de défense sans concessions ». En effet, à peine 24 heures après être sorti des locaux de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), Nicolas Sarkozy a choisi d’opter pour une contre-attaque très défensive.

Médiapart et Ziad Takkiedine dans son viseur

Parmi les cibles, Ziad Takkiedine est dans le viseur de Nicolas Sarkozy. En effet, l’intermédiaire franco-libanais affirme avoir déposé au ministère de l’Intérieur plusieurs millions d’euros, notamment autour du 27 janvier 2007.

Il n’a pas de chance, cet escroc. Parce que j’ai la preuve que le 27 janvier, je n’étais pas à Paris, j’étais en Avignon. Que le 28 janvier, je n’étais pas à Paris, j’étais en Avignon. Que le 26 janvier, je n’étais pas à Paris, j’étais en Poitou-Charentes.

A listé Nicolas Sarkozy sur le plateau du Journal Télévisé de TF1 jeudi soir.

Enfin, Nicolas Sarkozy avance aussi un nouveau chiffre quand les témoignages au dossier évoquent cinq à cinquante millions d’euros. En effet, les policiers ne l’auraient interrogé que sur 38.000 euros d’argent liquide.

Ce qui représente, sur une campagne qui a coûté 21 millions d’euros, 0,0018%.

A calculé l’ex-chef de l’État qui va jusqu’à affirmer que certains documents réunis dans l’enquête sont des faux. Et qu’ils ont été produits par une « bande d’escrocs » pour lui nuire. Mettant ici en cause les documents émis par Médiapart.

Publié le vendredi 23 mars 2018 à 11:32, modifications vendredi 23 mars 2018 à 11:29

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