Justice

À Nice, le procès d’une empoisonneuse en série itinérante en Côte d’Azur (mise à jour)

Le procès de la veuve noire de la Côte d’Azur s’est ouvert aujourd’hui à Nice.

Patricia Dagorn sera jugée aujourd’hui à la cour d’assises des Alpes-Maritimes de Nice. Elle accusée d’avoir empoisonné 4 hommes âgés afin de leur sous-tirer de l’argent et des faveurs.

Une “veuve noire” sans pitié

Bien que l’accusée nie intégralement tous les faits qui lui sont reprochés, l’accusation affirme qu’elle serait venue piéger de riches veufs avant de les tuer par empoisonnement. En effet, elle avait l’habitude de faire paraître des petites annonces pour attirer des hommes riches âgés de plus de 80 ans. Elle obtenait ensuite des chèques, des procurations et des legs à force de courbettes et de cajoleries, tout en administrant des médicaments psychotropes à ses victimes pour les affaiblir.

Cette femme de 57 ans, incarcérée depuis 2012, avait déjà été condamnée à 5 ans de prison en 2013 pour vol, escroquerie et séquestration dans une affaire présentant des similitudes troublantes en Haute-Savoie. Pour cette nouvelle affaire, où elle également inculpée pour homicide, elle risque désormais la prison à perpétuité.

Les experts psychiatriques ont conclu que Patricia Dagorn présentait une attitude très vénale et n’avait très peu de scrupules. Ces derniers l’ont même comparée à l’empoisonneuse Marie Besnard, qui avait été accusée du meurtre de 12 personnes dans les années 1950.

Une affaire sordide dont nous connaîtrons bientôt le dénouement.

Mis à jour le 19/01/18 à 10:41

Condamnée à 22 ans de réclusion

Reconnue coupable d’avoir empoisonné plusieurs hommes âgés sur la Côte d’Azur, dont deux sont morts dans des circonstances suspectes, Patricia Dagorn, dite la “veuve noire”, a été condamnée jeudi à Nice à 22 ans de réclusion criminelle malgré ses dénégations et l’acharnement de ses avocats à dénoncer un manque de preuves.

Jugée devant les assises des Alpes-Maritimes pour l’assassinat en 2011 de deux retraités, un SDF avec lequel elle partageait des nuits d’hôtel et un ancien maçon à la retraite confortable dont les proches ont trouvé ses ennuis de santé suspects, Patricia Dagorn n’a pas bronché à l’énoncé du verdict.

Publié le lundi 15 janvier 2018 à 16:12, modifications vendredi 19 janvier 2018 à 10:42

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