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Jungle de Calais : les pelleteuses ont débuté leur coup de balai

A Calais, les travaux de déblaiement à la pelleteuse ont démarré alors que l’évacuation de la Jungle touchait à sa fin ce jeudi.

Jeudi 27 octobre, les pelleteuses ont entamé les travaux de déblaiement de la Jungle de Calais, quasiment déserte, à l’exception de quelques migrants qui erraient toujours dans lande, attendant encore un départ vers l’Angleterre ou un placement un centre d’accueil.

Dès le petit matin, les engins de démolition étaient entrées en action pour raser le bidonville français afin d’éviter tout « appel d’air ».

car on a commencé à voir arriver des migrants d’Allemagne, de Paris et d’ailleurs.

S’est inquiétée la préfète Fabienne Buccio en précisant que les travaux seraient terminés lundi soir.

En fin de journée, les forces de l’ordre avaient bloqué quelques 120 migrants à proximité de l’ancien camp, les empêchant d’y entrer de nouveau. Des militants de l’ultra gauche No Border s’étaient mêlés à eux, selon une source policière. Puis, finalement, menée par des associations, une centaine de migrants, dont un bon nombre de mineurs, s’est dirigée, balluchons à la main, vers le sud de la Jungle, où ils ont investi leurs anciens lieux de vie pour la nuit.

On ne peut pas dire que l’opération est terminée s’il y a encore du monde. L’Etat a des obligations envers ces migrants qui sont mineurs pour beaucoup.

A déclaré à l’AFP Anne-Lise Coury, la coordinatrice de Médecin Sans Frontière.

Des associations, dont L’Auberge des migrants et le Secours catholique ont, elles, affirmé qu’entre 2.000 et 3.000 migrants ayant fui la Jungle pour se réinstaller ailleurs, dans le Calaisis ou à Paris, destination confirmée par la police aux frontières.

Selon le ministre, depuis début 2016, près de 2.000 migrants irréguliers ont été reconduits aux frontières à partir de Calais.

Il faut impérativement éviter la reconstitution de squats. Il sera inacceptable que les Calaisiens ne se retrouvent à nouveau dans une situation insupportable qui n’a que trop duré.

A affirmé de son côté la maire de Calais, Natacha Bouchart, dans une lettre ouverte aux Calaisiens.

Jeudi matin, peu avant le début du déblaiement, une centaine de migrants s’étaient massés devant le centre de transit. Ils se disaient tous mineurs, dans l’espoir d’être accueillis en Grande-Bretagne.

Mais ce sas est désormais fermé et ne rouvrira pas, a martelé la préfète.

nous n’avons pas vocation à devenir un sas d’entrée vers tous les CAO (centres d’accueil et d’orientation) de France.

Sur ce sujet « nous poursuivons les discussions avec les Britanniques », en vue de leur admission dans ce pays, a déclaré Bernard Cazeneuve. De son côté, le gouvernement britannique a appelé la France à protéger « comme il se doit » les mineurs toujours bloqués dans la zone de Calais.

Les ministres français de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, et du Logement, Emmanuelle Cosse, ont fait part en soirée de leur surprise dans un communiqué commun, puisque depuis le 17 octobre, et durant le démantèlement de la Jungle de Calais, 1 451 mineurs ont ainsi été « mis à l’abri » en France, alors que le Royaume-Uni a accepté d’accueillir seulement 274 mineurs isolés.

Les ministres français souhaitent que le Royaume-Uni prenne rapidement ses responsabilités et accueille ces mineurs, qui souhaitent être transférés au Royaume-Uni.

A présent, ce qui reste de la Jungle de Calais ressemble à une ville fantôme. Seulement arpentée par quelques mineurs, elle est jonchée de débris et de carcasses d’objets divers après les incendies de mercredi. La maire de Calais, Natacha Bouchart, aimerait la transformer en

zone de développement économique avec une bande naturelle.

Publié le samedi 29 octobre 2016 à 10:52, modifications samedi 29 octobre 2016 à 10:28

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