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Jungle de Calais : Le démantèlement validé par la justice

Le tribunal administratif de Lille a rejeté le recours déposé par onze associations contre le démantèlement de la Jungle de Calais. Le feu vert est donc donné à l’Etat pour procéder à l’opération d’évacuation et de démantèlement.

L’Etat vient de remporter une manche décisive dans l’épineux sujet de la Jungle de Calais.

En effet, le tribunal administratif de Lille a rejeté, ce mardi 18 octobre, les recours déposés par onze associations, dont Le Secours catholique, l’Auberge des migrants ou Emmaüs, qui estimaient que l’opération était précipitée.

Toutes considéraient que la rapidité dans laquelle s’organise le démantèlement de la Jungle de Calais ne permettait pas de garantir un traitement humain à chacun des migrants qui campent dans ce bidonville du Pas-de-Calais. Cette évacuation n’était donc pas contestée sur le fond mais sur la forme.

La justice a donc donné son accord au démantèlement de la Jungle de Calais.

L’opération est maintenant une question de jours.

A déclaré le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve.

La voie judiciaire désormais libre, nous arrivons au moment où nous allons engager cette opération.

A-t-il affirmé au sujet de l’évacuation du plus grand bidonville de France.

Ce sont entre 7 000 et 10 000 migrants, majoritairement soudanais et afghans, qui vivent dans la Jungle de Calais, parmi lesquels 1 300 mineurs dont le sort n’est pas réglé. Son démantèlement partiel avait déjà eu lieu en février-mars 2016, sous haute protection policière.

Concernant les Centres d’accueil et d’orientation (CAO) vers lesquels vont être dirigés les migrants, le tribunal a jugé que :

L’État n’a pas sous-estimé le nombre de migrants devant y être logés.

Les associations étaient sceptiques face à ce dispositif, dénonçant par exemple un manque d’interprètes et des « disparités de suivi » des migrants.

Sur le dossier crucial des mineurs isolés, le tribunal souligne par ailleurs que :

La préfecture s’engage sur un accompagnement spécifique pour assurer leur mise à l’abri immédiate.

En effet, selon la préfète du Pas-de-Calais Fabienne Buccio :

L’objectif commun est maintenant de faire en sorte que le camp de la Lande ne soit plus ce qu’il est actuellement : un bidonville, dont la France et l’Angleterre ne sont pas fières.

A-t-elle annoncé lors d’une conférence de presse, précisant que près de 7.400 places en CAO étaient disponibles.

Le Défenseur des droits Jacques Toubon a évoqué mardi la date du 24 octobre pour le démantèlement du plus grand bidonville de France, alors que les autorités n’ont, elles, pas donné officiellement de date.

Publié le mercredi 19 octobre 2016 à 9:39, modifications dimanche 20 novembre 2016 à 1:25

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