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Journée de mobilisation jeudi sur les quais et dans la rue

Ce jeudi signe la fin de la grève unitaire à la SNCF mais aussi les retrouvailles de FO et CGT qui vont battre le pavé ensemble pour la première fois depuis 2016 dans le cadre d’un mouvement interprofessionnel afin de défendre le “modèle social et républicain”.

Après trois mois de grève en pointillé, 36 jours au total, la grève à la SNCF s’arrête jeudi pour la CFDT et l’Unsa ferroviaire. Lors de l’avant-dernier jour de grève mercredi, le taux de grévistes a connu un nouveau plus bas, en deçà des 9%.

La CGT cheminots et SUD-Rail ont décidé de poursuivre le mouvement et ont lancé un appel à la grève les 6 et 7 juillet prochain, jours de départ en vacances.

La journée de jeudi clôturera donc trois mois de mobilisation, au lendemain de la promulgation de la loi qui réforme la SNCF et laisse des syndicats divisés.

Côté retrouvailles, la CGT et FO ont appelé à une journée interprofessionnelle pour la première fois depuis la loi El-Khomri. Les deux organisations n’ont manifesté ensemble que pour la défense du service public depuis l’avènement d’Emmanuel Macron.

“Le 28 juin, disons stop au +pognon de dingue+ pour la finance”, lance la CGT des cadres sur la page d’accueil de son site internet. A Paris, la manifestation partira à 14H00 de la place de la Bastille en direction de République. Des rassemblements sont aussi prévus dans les différentes régions pour protester contre une “remise en cause de notre modèle social et républicain et ce, dans un contexte d’explosion des inégalités”.

Nouveau patron de FO, Pascal Pavageau avait indiqué au sortir de son élection en avril qu’il avait été mandaté pour “prendre contact avec les autres organisations avec la perspective d’une mobilisation interprofessionnelle”. D’où cette date de mobilisation.

“Prendre date”

Il cultive un ton plus offensif que son prédécesseur, Jean-Claude Mailly, à qui une partie des troupes FO a reproché d’avoir été trop conciliant avec le gouvernement sur les ordonnances réformant le droit du travail.

Grèves à la SNCF

(credit photo AFP) Grèves à la SNCF

Reste que Pascal Pavageau ne sera pas aux côtés de Philippe Martinez au départ de la manifestation parisienne puisqu’il a pris un “engagement de longue date” dans le Doubs. “Il n’y a pas de problème particulier avec qui que ce soit! Nous nous voyons régulièrement, que ce soit à cinq et à plus”, a-t-il assuré cette semaine, interrogé sur cette absence.

“On n’est pas là pour faire un chiffre, on est là pour prendre date”, a-t-il aussi glissé.

Un an après l’élection d’Emmanuel Macron, les ordonnances travail et la réforme de la SNCF sont sur les rails, sans qu’il n’y ait eu un mouvement social d’ampleur. Le président sortant du Medef, Pierre Gattaz, a de son côté revendiqué avoir “gagné le combat des idées”.

Lors de la dernière manifestation interprofessionnelle à l’appel de la CGT le 19 avril dernier, celle-ci avait comptabilisé 300.000 manifestants dans toute la France et la police 119.500.

La CGT s’est ensuite jointe à un collectif d’associations, de syndicats mais aussi de manière inédite à La France Insoumise (LFI) pour manifester le 26 mai, une “Marée populaire” qui avait réuni moins de monde qu’espéré par ses organisateurs.

Outre l’action de jeudi, FO et la CGT, associées aux organisations de jeunesse Unef, UNL et Fidl, ont invité les autres syndicats à “se réunir dès fin août pour analyser la situation sociale” afin d'”envisager” des initiatives unitaires.

Prochains chantiers scrutés par les syndicats: la refonte envisagée des aides sociales et la réforme des retraites.

Publié le jeudi 28 juin 2018 à 7:45, modifications jeudi 28 juin 2018 à 7:45

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