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Jean-Pierre Chevènement : Le futur président de la Fondation pour l’Islam enchaîne les bourdes sur la religion

L’arrivée de Jean-Pierre Chevènement à la présidence d’une Fondation liée à l’Islam a été une surprise en raison de ses récentes déclarations concernant la religion.

Bernard Cazeneuve a confirmé la présidence de Jean-Pierre Chevènement pour la future Fondation pour l’Islam de France. A peine confirmé, le futur président est déjà dans le collimateur de nombreux internautes. Lundi 29 août, l’ancien candidat à l’élection présidentielle a déclenché une polémique suite à une phrase coupée de son contexte.

Moi, je connais bien le monde musulman, je suis allé au Caire, à Alger, il y a 40 ou 50 ans. La plupart des femmes ne portaient pas le voile. Il y a une tendance de fond qui correspond à ce qu’il faut bien appeler la montée du fondamentalisme religieux.

Cependant, de nombreux auditeurs n’ont retenu que la première phrase. Et, c’est ainsi que le début des moqueries ont commencé sur les réseaux sociaux avec l’hastag #JeConnaisBienLeMondeMusulman au moment où Bernard Cazeneuve révélait la composition pour la Fondation pour l’Islam de France.

Auparavant, l’ancien ministre avait déjà été incompris suite à un entretien accordé au Parisien. Il s’était attiré les foudres d’anonymes en conseillant aux musulmans d’être discrets quant à l’étalage de leur foi en public.

A l’antenne de France Inter, Jean-Pierre Chevènement a partiellement regretté cette mal-interprétation.

Le but doit être l’apaisement, la non-stigmatisation. En même temps, chacun doit faire un effort. Il me semble qu’il est de mon devoir qu’une certaine discrétion est souhaitable.

Âgé de 77 ans, le républicain au franc-parler devra faire face à la montée du fondamentalisme, de l’intolérance religieuse dans la société ainsi que sur les réseaux sociaux. D’ailleurs, le ministre de l’intérieur a rappelé les qualités de Jean-Pierre Chevènement pour ce poste :

Je rappelle que la fondation traite de la relation entre la République et les musulmans : qu’un grand républicain en prenne la tête au moment de sa création, avec en son sein de nombreux musulmans, revêt une vraie dimension symbolique.

Cependant, certains affirment leur étonnement face au fait que ce soit un laïc revendiqué qui prenne les rênes d’une fondation liée à l’Islam. Mais, la future fondation n’interviendra pas dans les questions religieuses. Elle s’occupera uniquement du financement des projets éducatifs, culturels, sociaux et de recherche autour de l’Islam.

Publié le jeudi 1 septembre 2016 à 10:35, modifications jeudi 1 septembre 2016 à 10:35

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