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Jacqueline Sauvage va finalement faire appel

Après avoir renoncé à faire appel de son maintien en prison, Jacqueline Sauvage va finalement déposé un recours pour tenter d’obtenir une libération conditionnelle.

Jeudi 18 août, les avocates de Jacqueline Sauvage avait annoncé que leur cliente renonçait à faire appel après le refus de la justice de lui accorder une libération conditionnelle.

Elle est épuisée de l’acharnement judiciaire à son encontre. Elle ne souhaite plus se battre, elle en a assez.

Avait déclaré Me Janine Bonggiunta et Me Nathalie Tomasini.

Pourtant, une nouvelle information Europe 1 a révélé que la sexagénaire, condamnée à dix ans de prison pour le meurtre de son mari qui la battait et avait violé leurs deux filles, avait finalement choisi de déposer un nouvel appel contre son maintien en prison.

Ce recours aurait été déposé vendredi 19 août. Elle avait jusqu’au 22 août, date butoir, pour contester cette décision du tribunal arbitral des peines.

Par voie de conséquence, le parquet, qui soutenait sa demande de libération conditionnelle, fera donc lui aussi appel. Il revient désormais à la chambre d’application des peines de la cour d’appel de Paris de statuer sur cette nouvelle demande. Si la cour d’appel ne lui accorde pas une libération anticipée, Jacqueline Sauvage, qui est actuellement incarcérée à la prison du Réau (Seine-et-Marne), devrait sortir en 2018, à la faveur des réductions de peine automatiques.

Alors que ses avocates se disaient très inquiètes, Jacqueline Sauvage semble donc bien décidée à continuer à se battre.

Les deux juristes ont expliqué qu’elles avaient joint leur cliente par téléphone dans l’après midi de vendredi afin de la convaincre de faire appel.

Nous avions la conviction qu’elle ne pourrait aller jusqu’à la fin de sa peine sans risque, qu’elle devait penser à elle. Encore une fois le comportement de Jacqueline Sauvage caractéristique des femmes victimes de violences conjugales qui sont perdues et désorientées.

Depuis sa condamnation en appel en décembre 2015, Jacqueline Sauvage avait suscité une vague de mobilisation, notamment chez un grand nombre de personnalités. Dès son refus de faire appel, ses soutiens avait lancé une nouvelle pétition en ligne pour réclamer sa « libération immédiate ». Cette dernière a recueilli près de 215 000 signatures et la comédienne Eva Darlan, la présidente de son comité de soutien et qui fut la marraine de l’association “Ni putes, ni soumises”, avait annoncé un rassemblement le 10 septembre prochain à Paris.

Brigotte Bardot a, à son tour, demandé à François Hollande d’accorder une grâce totale, estimant que Jacqueline Sauvage avait été injustement «victime de la sévérité d’une justice contestable».

Publié le dimanche 21 août 2016 à 15:48, modifications dimanche 20 novembre 2016 à 1:25

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