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Jacqueline Sauvage, épuisée, abandonne son combat

Alors que le tribunal d’application des peines a rejeté la liberté conditionnelle à Jacqueline Sauvage, celle-ci a annoncé qu’elle renonçait à faire appel de son maintien en prison.

Jacqueline Sauvage, condamnée à dix ans de réclusion pour le meurtre de son mari qui la battait et violait ses filles, a renoncé à faire appel.

Ses avocates, Me Nathalie Tomasini et Janine Bonaggiunta, ont déclaré que leur cliente était « épuisée de l’acharnement judiciaire à son encontre ».

Le tribunal d’application des peines (TAP) de Melun (en Seine-et-Marne) avait rejeté le 12 août d’accorder une libération conditionnelle à Jacqueline Sauvage.

La femme de 68 ans est pourtant devenue le symbole des violences conjugales et avait été partiellement graciée par François Hollande le 31 janvier dernier. Sa condamnation avait suscité une vague de mobilisation et la demande de grâce avait été formulée par ses filles et appuyée par de nombreux parlementaires et personnalités.

La pétition « libérez Jacqueline Sauvage avait recueilli 400 000 signataires dans toute la France. Cette faveur présidentielle lui avait permis de présenter immédiatement sa demande de libération conditionnelle.

Jacqueline Sauvage avait été transférée en février à la prison de Réau (en Seine-et-Marne) pour y subir une série d’expertises psychologique et médicale. Le but était « d’évaluer sa dangerosité ». A l’issue de ces évaluations, la commission pluridisciplinaire des mesures de sûreté avait émis un « avis défavorable » à sa libération.

Dans sa décision, le TAP de Melun a reproché à Jacqueline Sauvage :

De ne pas assez s’interroger sur son acte.

Ont expliqué ses avocates.

Le tribunal a également précisé que la sexagénaire :

Ne pouvait prétendre vivre à proximité des lieux des faits, dans un environnement qui, compte tenu des soutiens dont elle bénéficie, et de la médiatisation des faits, risquerait de la maintenir dans une position victimaire.

Selon des propos rapportés par Le Canard Enchaîné, François Hollande n’aurait guère apprécié la décision du juge d’application des peines.

Quand j’ai accordé cette grâce partielle, j’avais confiance en la justice et je pensais que les juges décideraient de sa libération conditionnelle.

A regretté le chef de l’Etat.

Publié le vendredi 19 août 2016 à 9:00, modifications vendredi 19 août 2016 à 9:22

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