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Les internautes recherchent la juge responsable de la libération d’Adel Kermiche

Après l’attentat, c’est l’heure des questions sur les conditions de libération du terroriste Adel Kermiche.

Au lendemain de l’attentat perpétré par Adel Kermiche et un autre terroriste à Saint-Etienne-du-Rouvray, c’est l’heure des questions. Tout le monde cherche à savoir comment et par qui le terroriste, pourtant mis en examen pour “association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste”, a-t-il pu être libérer et se retrouver en liberté surveillée. Des personnalités politiques pointent du doigt la juge responsable de la décision en mars 2016.

Les internautes vont même plus loin. Ils cherchent des réponses. Ils appellent à une chasse a l’homme pour retrouver la juge et appellent, également,les médias à l’inviter pour des explications.

Pendant de longs mois, une expertise psychiatrique a été menée sur Adel Kermiche pendant son séjour en prison. C’est à partir de cette expertise que le juge d’instruction a pris sa décision.

La juge, qui veut faire croire à un avenir possible pour ce jeune homme perturbé, motive son ordonnance par le fait qu’il aurait pris conscience de ses erreurs, qu’il a eu des idées suicidaires durant son incarcération, qu’il serait déterminé à entamer des démarches d’insertion et que sa famille semble disposée à lui apporter encadrement et accompagnement.

Le 18 mars 2016, la juge décide de le sortir de prison sous contrôle judiciaire “dans le cadre d’une assignation à résidence sous surveillance électronique”. Une décision non partagée par le parquet antiterroriste qui fait appel. Le représentant du parquet avait déclaré.

Quoiqu’il fasse état d’une erreur et réclame une seconde chance, il existe un risque important de renouvellement des faits en cas de remise en liberté. Les contraintes du contrôle judiciaire s’avèrent parfaitement illusoires au vu du contexte du dossier.

La chambre d’instruction de Paris intervient, composée de trois juges pour étudier ce dossier à nouveau. C’est le 25 mars 2016 qu’ils confirment la décision de la juge d’instruction. Au micro de Francetv info, Virginie Duval, la présidente de l’Union Syndicale des magistrats a déclaré.

Il y a donc quatre magistrats au total qui avaient des éléments qui laissaient penser que cet individu pouvait porter un bracelet électronique.

Elle a rajouté au micro d’Europe 1.

Ce sont des magistrats spécialisés dans la lutte contre le terrorisme qui ont réfléchi et ont pris cette décision. Ils ne sont absolument pas irresponsables mais connaissent bien les menaces et tous les enjeux.

Le ministère de la Justice a précisé que sept individus liés à des affaires de terrorisme islamisme sont pliés à la règle de l’assignation à résidence sous surveillance électronique.

Publié le mercredi 27 juillet 2016 à 17:10, modifications dimanche 20 novembre 2016 à 1:25

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