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Îles Féroé : Le massacre des dauphins est une triste réalité

Les cétacés sont massacrés par tradition...

Le moment des massacres de dauphins dans les Îles Féroé approche… Une triste réalité qu’il faut connaître pour la dénoncer…

Le massacre des globicéphales dans les Îles Féroé approche à grands pas. Malheureusement, cette année encore, les massacres se dérouleront entre le mois de juin et le mois d’octobre, période durant laquelle les cétacés migrent le long des côtes de l’archipel. C’est une scène barbare et difficile à regarder qui se joue chaque année… Les amis des animaux ne peuvent rester insensibles face à ces animaux qui sont tués par simple plaisir, au nom d’une tradition qui n’a plus lieu d’être au XXIème siècle.

Le massacre de plusieurs centaines de globicéphales

Les Îles Féroé sont situées entre l’Ecosse et l’Islande. C’est une province autonome du Danemark. Les paysages sont somptueux, et les côtés extrêmement découpées, grâce aux falaises qui tombent directement dans l’océan. Le paysage est verdoyant, la vie semble tellement paisible. Mais il y a une tradition qui persiste, et qui noircit ce cadre pourtant idyllique.

Plusieurs fois dans l’année, l’océan perd son bleu azur pour devenir rouge. Le rouge du sang qui fait suite au massacre des globicéphales. C’est ce qu’on appelle le Grindadrap. Qu’est-ce que c’est ? Et bien c’est tout simplement une scène d’une barbarie insoutenable, au cours de laquelle les cétacés sont violemment tués par l’homme, juste pour respecter une vieille tradition.

Des cétacés inoffensifs

Les habitants des Îles Féroé ne veulent pas stopper le massacre. Depuis le XVIème siècle, ils pratiquent la chasse aux globicéphales. Ce sont des cétacés, également appelés les baleines-pilotes. Ce sont des animaux totalement inoffensifs, qui ressemblent aux dauphins. Ils appartiennent à la même famille d’ailleurs.

Ces animaux sont dotés d’une intelligence bien particulièrement. Ils vivent en groupe, et restent en famille, tout au long de leur vie. C’est pour cette raison qu’ils ne cherchent pas à s’enfuir pendant le massacre. Les globicéphales ne quittent jamais leur famille, et meurent avec elle.

Le plus grand massacre de cétacés en Europe

Les bateaux équipés de sonars, parcourent l’océan à la recherche des cétacés. Puis, ils encerclent les animaux, pour les ramener le plus près possible de la côte. Ils font ce qu’on appelle un rabattage. Les cétacés, effrayés, nagent vers la côte. Ils n’ont absolument aucune chance de s’en sortir.

Une fois qu’ils arrivent dans les baies, les bourreaux les attendent. Ils sont armés de couteaux, et mettent à mort les animaux. Des familles entières sont tuées. Les femelles enceintes, les jeunes, les bébés… peu importe ! Tous les cétacés qui arrivent au bord de la côte sont massacrés. Dans la joie et la bonne humeur. Les enfants sont présents, pour assister au spectacle sanglant.

C’est le plus grand massacre de cétacés en Europe. Et ça ne devrait plus arriver. Car il arrive qu’en une seule matinée, plus de 150 cétacés soient tués. C’est ce qu’il s’est passé le 6 juin 2015. Le massacre a duré plus de quatre heures. Les dauphins regardent leur famille se faire tuer, et attendent leur tour, en sachant qu’ils ne s’en sortiront pas.

 Une espèce pourtant protégée

Il faut savoir que le globicéphale noir est pourtant une espèce protégée par la Convention de Berne. Malheureusement, les Îles Féroé n’en sont pas signataires. Elles appartiennent au Danemark, mais ont une autonomie, ce qui leur permet d’échapper à la législation européenne. Et surtout, elles ne craignent aucune sanction.

Du coup, chaque année c’est la même chose. Le Grind continue. Pourtant, les associations œuvrant pour le bien-être animal sont nombreuses à dénoncer cette pratique. D’ailleurs, la Fondation Brigitte Bardot a fait le déplacement. Mais rien n’y fait, les autorités féringiennes s’organisent pour laisser libre cours à cette tradition terrible.

Un rite initiatique

Participer au Grind dans les Îles Féroé, c’est comme un rite initiatique pour les jeunes habitants. C’est pour cette raison que les enfants assistent au massacre. Mais aussi qu’on les voit participer activement ! Ils sont encouragés par les adultes, pour mettre à mort les cétacés, avec des couteaux. L’animal est sauvagement tué, pour un rite…

C’est tout simplement difficile à comprendre. Car une fois tué, l’animal n’est même pas mangé, du moins la plupart du temps. Il faut en effet savoir que la viande de globicéphale a été jugée impropre à la consommation en 2008, notamment pour les femmes enceintes et les enfants. Pourquoi ? Parce que cette viande contient des polluants et des métaux lourds comme par exemple le mercure. Cela dit, certains habitants continuent à consommer cette viande, d’autant plus qu’elle est gratuite après le massacre.

Les animaux qui ne sont pas mangés par les habitants sont lestés avec des pierres. C’est ainsi qu’il y a quelques années, d’immenses charniers sous-marins ont été découverts, à proximité des côtes des Îles Féroé. Ce qui tend à prouver que ce massage est simplement un loisir…

Des dénonciations récentes

Il y a moins d’un mois, la petite Sirène de Copenhague a été peinte en rouge sang. Le Danemark est souvent pointé du doigt dans le massacre des cétacés puisque les Îles Féroé dépendent du pays. Malgré leur autonomie, les Îles Féroé sont contrôlées par le Danemark.

Aussi, plusieurs activités ont peint la petite Sirène, symbole fort de la capitale danoise, pour dénoncer le comportement du Danemark. Car si les Îles Féroé ne sont pas membres de l’Union européenne, elles demeurent en tant que pays constitutif du royaume du Danemark sous l’autorité de Copenhague.

Ce qui veut dire ? Et bien tout simplement même si l’archipel possède son propre Gouvernement et qu’il est autonome, le Danemark contrôle la police, la défense, la politique étrangère et la monnaie des îles. Or, il a été prouvé que des navires de guerre de la marine nationale danoise patrouillent fréquemment pour assurer le bon déroulement du grind. Donc, le Danemark participe implicitement à ce massacre !

Pourquoi poursuivre ce massacre ?

C’est une question que l’on peut légitimement se poser car malheureusement, les Îles Féroé continuent à tuer des centaines de dauphins chaque année. Et bien la plupart des Férogiens souhaitent affirmer leur identité culturelle et perpétuer la tradition.

C’est quand même d’un ignominie sans nom… Il serait grand temps que ces massacres cessent une bonne fois pour toute. Il faut en parler, il faut partager, il faut dénoncer… pour qu’un jour, les cétacés puissent vivre tranquillement et migrer sans peur, sans être sauvagement massacrés au nom de la tradition.

Publié le jeudi 29 juin 2017 à 13:33, modifications mardi 4 juillet 2017 à 11:16

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