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Ile-de-France : Les étudiants en médecine tirés au sort ?

Faute de place, est-ce que les futurs bacheliers qui vont s’inscrire en première année de médecine en Ile-de-France seront-ils sélectionnés par tirage au sort ? C’est en tout cas ce qu’a révélé “Le Monde” dans son édition de jeudi 5 mai …

D’après Le Monde, qui cite le Service inter-académique d’affectation des étudiants en première année d’études médicales et odontologiques (Sadep), le rectorat de Paris aurait fixé une capacité d’accueil maximale en Ile-de-France pour les étudiants en première année de médecine. Ainsi, ce sont 7 500 étudiants qui seraient admis à la rentrée prochaine alors qu’ils étaient plus de 8 100 en 2015.

Toujours selon le quotidien du soir, les quelques 600 candidats mis sur la touche pourraient être redirigés vers leur second choix, après tirage au sort sur l’ensemble des postulants.

Face à la polémique de ces révélations, le rectorat de Paris a formellement démenti cette information, mais a admis que pour préparer la rentrée francilienne dans les meilleures conditions, les universités de la région parisienne avaient :

Etabli une répartition des places d’accueil sur la base 7500 uniquement pour les inscriptions en première année.

Contacté par le quotidien Libération, le secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur, Thierry Mandon, s’est fermement opposé à ce système de tirage au sort :

Je ferais tout pour que le tirage au sort pour accéder en première année de médecine n’existe jamais: il n’y a pas plus stupide comme moyen de sélection surtout pour accéder à des filières très sélectives.

Même version au ministère de l’Education où l’on précise que l’idée même d’un tel scénario n’a d’ailleurs jamais été évoquée.

De plus, le rectorat et les universités d’Ile-de-France misent sur le fait que :

Les 8000 demandes évoquées seront in fine moins nombreuses. D’abord parce que certains élèves de terminale qui ont dans un premier temps demandé à accéder à la première année de médecine vont finalement décider de changer d’orientation.

Ensuite, parce que certains prétendants à la première année de médecine vont, malheureusement, rater le bac :

Il y aura donc moins de 8000 demandes pour la première année de médecine. La première répartition de 7500 places devrait être suffisante mais elle sera ajustée si nécessaire.

Rappelons que la sélection à l’entrée d’une université en France est en principe prohibée par la loi. Pourtant, comme le rappelle Le Figaro Etudiant, un bachelier qui envisage de s’inscrire en médecine est exaucé selon plusieurs critères : l’ordre de ses vœux, l’académie dans laquelle il a obtenu son baccalauréat, la série et la mention.

Formellement, par mesure de précaution, la possibilité de tirage au sort existe effectivement pour les facs de médecine, qui ont depuis longtemps des plafonds d’effectifs.

A précisé Thierry Mandon à Libération.

Mais il n’a jamais été utilisé en fac de médecine où la première année est commune à toutes les formations pour les professions de santé.

Par conséquent, la sélection se fait en fin de première année lorsque les étudiants passent le concours aux places limitées, le fameux numerus clausus.

Chaque année, ce sont plus de 85 % des étudiants inscrits en première année de médecine qui échouent à ce concours et n’accèderont pas à la deuxième année.

Publié le vendredi 6 mai 2016 à 9:35, modifications vendredi 6 mai 2016 à 8:33

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