Actualité

Huile de palme : taxe « light » pour l’huile vedette de Nutella

Les députés, réunis à l’Assemblée Nationale, ont très significativement revu leur copie concernant la sur-taxation de l’huile de palme.

Après le vote au Sénat de la loi, il y a eu une vague de contestations des deux principaux pays producteurs mondiaux d’huile de palme, l’Indonésie et la Malaisie, mais également de l’industrie agroalimentaire.

L’Indonésie avait jugé cette taxe :

arrogante et excessive pouvant mettre en danger les relations entre les deux pays.

Le France ne pèse, certes, que très peu dans les exportations d’huile de palme (150 000 tonnes sur une production de 62 millions de tonnes), mais l’Indonésie et la Malaisie craignent que l’idée ne s’étendent aux autres acheteurs.

L’huile néfaste pour l’environnement et la santé fait partie des huiles végétales les moins taxées en France (104 €uros par tonne contre 190 €uros pour l’huile d’olive, par exemple).

Jeudi 13 mars 2016, l’Assemblée Nationale a débattue, pour la troisième fois, sur la fameuse taxe « Nutella » (en référence à l’utilisation de l’huile de palme majoritairement utilisée pour l’élaboration du Nutella), au nom de la protection de l’environnement et de la santé des consommateurs.

Lors de la première lecture au Sénat (sous l’impulsion des écologistes), il avait été créé une contribution additionnelle, jugée élevée, soit 300 €uros la tonne en 2017, 500 €uros en 2018, 700 €uros en 2019 puis 900€uros à partir de 2020.

A la Chambre haute du Parlement français, les écologistes avaient justifié le vote de cette contribution par les

effets dévastateurs de la culture industrielle du palmier à huile sur la biodiversité.

Rappelons que l’exploitation de l’huile de palme constituent l’un des principaux facteurs de déforestation : les plantations de palmiers à huile remplacent un écosystème forestier naturel d’une grande biodiversité. Cette industrie nécessite de recourir à des feux de forêts hautement dommageables pour l’atmosphère et la régulation du climat.

En Indonésie, ces ravages sont particulièrement visibles puisque le pays a perdu plus de 31 millions d’hectares de forêts (l’équivalent de l’Allemagne).

Cette contribution additionnelle a, ainsi, été rognée par les députés, qui ont voté un amendement rendant cette taxe plus progressive : 30 €uros en 2017 à 90 €gros en 2020, sur la demande du gouvernement.

Tout en envoyant un signal, cette taxation est plus réaliste (…) Nous ne voulons ni d’un boycott de ces deux pays, ni même de l’huile de palme,

a plaidé la secrétaire d’Etat à la Biodiversité, l’écologiste Barbara Pompili

Il ne s’agit pas de déstabiliser brutalement les approvisionnements des entreprises installées en France, ainsi que les revenus des producteurs de ces huiles, qui se situent majoritairement dans des pays en développement.

a pour sa part justifié Jean-Louis Bricout, député-maire P.S. de l’Aisne

Les représentants de la filière mettent l’accent sur leurs efforts pour produire davantage d’huile certifiée, censée limiter la déforestation et les atteintes à la biodiversité.

Publié le lundi 21 mars 2016 à 13:06, modifications dimanche 20 novembre 2016 à 1:25

Vous aimerez aussi

Participer:

Proposer une correction Ecrire un article sur le sujet

Suivez-nous:

Discuttez !