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Grippe aviaire : Abattage massif de canards dans le Sud-Ouest

Un million de palmipèdes concerné

La campagne d’abattage de centaines de milliers de canards élevés à l’air libre dans 150 communes du Sud-Ouest vient d’être lancée. L’objectif étant de stopper le virus de la grippe aviaire.

Afin d’endiguer l’épidémie de grippe aviaire qui touche la région, une campagne d’abattage massif de canards d’élevage a débuté ce jeudi 5 janvier.

L’annonce a été faite par le ministère de l’Agriculture et diffusée sur le site du Monde.

Ce sont environ 150 communes du sud-ouest de la France qui sont concernées. Il s’agit essentiellement d’exploitations du Gers, mais aussi des Landes, des Hautes-Pyrénées et des Pyrénées Atlantiques.

Le ministère a précisé que ces abattages allaient concerner un million de palmipèdes dit « en parcours », c’est-à-dire à l’air libre. Ce sont des volatiles exposés au passage des oiseaux sauvages qui transmettent le virus H5N8.

Nous sommes face à une diffusion très large du virus qui est très agressif et très rapide. Plus de 300.000 oiseaux ont déjà été abattus dans le Sud-Ouest, mais jusqu’à présent uniquement dans des élevages infectés.

A indiqué à l’AFP un haut responsable du ministère.

Les abattages de prévention, qui vont débuter jeudi et qui prendront fin le 20 janvier, ne concernent ni les poules, ni les gallinacés, ni les canetons élevés en intérieur, ni les canards actuellement au gavage pour le foie gras.

Toutefois, par mesure de précaution et pour éviter toute prolifération du virus H5N8, les élevages sains sont également concernés. D’ici une semaine, on pourra observer si cette mesure drastique a été efficace.

Dans le même temps, des éleveurs manifestaient ce jeudi devant la préfecture du Gers à Auch, le département le plus touché par cette épizootie. Devant ce virus particulièrement virulent de grippe aviaire, ils se sont montrés inquiets, mais surtout très en colère.

La grogne monte chez les éleveurs

Ainsi, une dizaine d’éleveurs, soutenus par des chasseurs, ont commencé à se rassembler jeudi matin à l’initiative du collectif des « Canards en Colère ».

La filière est plus qu’en danger

S’est écrié Christian Candelon, un éleveur de canards à Castillon-Debats dans le Gers au micro d’Europe 1.

L’objectif de cette manifestation étant de réclamer des indemnités pour compenser le préjudice subi par cet abattage. Les exploitants se retrouvant contraints à stopper leur activité parfois pendant plusieurs mois.

Beaucoup d’entre eux vont se retrouver sur la paille si le gouvernement ne réagit pas vite.

S’est indigné un éleveur au micro de RTL. Il a notamment mis en avant que toutes les aides, promises l’an dernier après un précédent abattage massif, n’avaient toujours pas été versées.

Pourtant, face aux cas de grippe aviaire qui ne cessent d’augmenter depuis un mois, les éleveurs s’accordent tous pour constater qu’il s’agit « d’une décision terrible, mais nécessaire ».

Le gouvernement a pris des décisions terribles pour nos éleveurs. Mais probablement les seules qu’il faille prendre si on veut faire redémarrer cette filière

A ainsi déclaré, dans Le Monde, Philippe Martin, le président Parti socialiste du conseil départemental et député du Gers.

En effet, le ministère de l’Agriculture a dénombré 89 foyers infectés et ce principalement dans les élevages du sud-ouest.

A ce titre, le virus H5N8 qui se propage de façon fulgurante depuis fin novembre en France a été classé « hautement pathogène ».

Aujourd’hui, c’est la seule solution.

A pour sa part regretté Christian Candelon.

Le problème, c’est que si on avait réagi un mois plus tôt, au lieu d’abattre un million de canards, on en aurait abattu seulement 100.000.

De nombreux autres pays ont également dû recourir à des abattages massifs pour endiguer l’épidémie, notamment la Corée du sud et le Japon.

Publié le jeudi 5 janvier 2017 à 14:59, modifications jeudi 5 janvier 2017 à 14:59

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