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Grève des routiers : Faut-il craindre une pénurie de carburant ?

En grève depuis le début du week-end de l’Ascension, les conducteurs de matières dangereuses réclament une amélioration de leurs conditions de travail. Le mouvement va être reconduit mardi.

La colère gronde et le mouvement se durcit chez les routiers.

En effet, en Île-de-France, les conducteurs de camions transportant des matières dangereuses, telles que le carburant, le gaz et des produits chimiques, ont reconduit leur mouvement de grève ce mardi 30 mai. Un bloquage entamé au premier jour de ce week-end de l’Ascension prolongé.

La fédération CGT-Transports a promis lundi 29 mai que cette contestation, qui bénéficie également d’une « bonne mobilisation » dans l’Ouest, « va s’amplifier.

Se faisant l’écho des grévistes, la fédération entend « négocier » l’insertion dans la convention collective du transport routier de « spécificités » propres aux matières dangereuses (carburant, gaz, produits chimiques…).

Elle a souligné que certains conducteurs « font cinquante-six heures par semaine ». Par conséquent, elle revendique notamment une durée journalière de travail maximale de 10 heures. Un suivi médical semestriel spécifique. Mais aussi, un taux horaire minimal de 14 euros de l’heure et un treizième mois.

Le réapprovisionnement de carburant assuré à 75%

En outre, la CGT-Transports a appelé ce mardi à poursuivre les barrages filtrants aux abords des dépôts de carburants.

Selon une information RTL, les sites, où les conducteurs sont les plus mobilisés, se situent à Donges (Loire-Atlantique) et à La Rochelle (Charente-Maritime).

Ainsi, alors qu’une pénurie de carburant était à craindre, la situation semble néanmoins moins alarmiste selon un communiqué publié par la préfecture de police ce lundi 29 mai.

Le texte précise que

Sur le terrain, le mouvement de grève se traduit. Par la présence de manifestants à proximité de 3 des 9 dépôts pétroliers franciliens.

Les grévistes n’interdisent pas l’accès aux dépôts ni n’empêchent leur fonctionnement. Ils « demandent aux conducteurs de camions citernes de rebrousser chemin ».

Toujours selon la préfecture de police,

Le réapprovisionnement des stations-service depuis les dépôts franciliens est assuré à hauteur de 75%.

Or, pour éviter les entraves à la circulation et « garantir l’ordre public », les forces de l’ordre ont été déployées sur les zones concernées sur instructions du préfet de police.

Ainsi, toute pénurie d’essence, comme celle du printemps 2016, est exclue par l’Union française des industries pétrolières. La grève ayant été anticipée.

Publié le mardi 30 mai 2017 à 10:33, modifications mardi 30 mai 2017 à 10:23

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