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Greenpeace : Opération impressionnante des militants devant le siège de Total à La Défense

Un groupe de militants de Greenpeace a effectué une opération de grande ampleur devant le siège du groupe Total à La Défense. Près de 3 000 litres de mélasse ont été déversés devant les locaux de l’entreprise afin de dénoncer les ravages de la pollution provoqués par le géant de l’industrie pétrolière.

L’ONG Greenpeace a effectué une opération impressionnante dans la matinée du lundi 27 mars. Des militants sont parvenus à déverser près de 3 000 litres de mélasse devant le siège de Total. L’impact et le retentissement médiatique de cet acte militant est très important. Les faits se sont effectivement déroulés dans le prestigieux quartier des affaires de La Défense.

Greenpeace simule une catastrophe pétrolière devant le siège de Total à La Défense

Par ce geste fort, les membres qui ont commandité cette vaste opération voulaient en réalité simuler une marée noire. Greepeace proteste en effet contre un projet d’exploration pétrolière à l’embouchure de l’Amazone qui serait mené par Total selon l’AFP.

Une quinzaine de personnes étaient mobilisées pour mener à bien cette action comme l’a indiqué Sud-Ouest. Les 3 000 litres de mélasse ont été déversés sur une surface de près de 400 mètres carrés. De nombreuses banderoles ont été déployées durant cette opération avec les slogans suivants :

Total menace officielle du récif de l’Amazone […] Sauvons le récif de l’Amazone.

Les arguments de Greenpeace sur l’attitude de Total

L’un des militants s’est d’ailleurs exprimé sur les motivations précises de Greenpeace dans le cadre de cette opération coup de poing. Ses propos ont été relayés par la rédaction de Sud-Ouest notamment :

C’est une action symbolique, on simule une marée noire comme dans un retour à l’envoyeur. On veut passer un message assez fort.

Greenpeace a publié un communiqué lié à cette action :

En déversant 3 000 litres de faux pétrole, l’organisation veut mettre en garde Total contre les risques que l’entreprise ferait courir à une zone encore épargnée par l’industrie pétrolière, si elle met à exécution ses projets d’exploration puis d’exploitation au large de l’embouchure de l’Amazone.

Les revendications de Total sur le dossier épineux du récif de corail de l’Amazone

L’ONG demande à Total :

l’abandon pur et simple de ses projets d’exploration à proximité du récif de l’Amazone.

Greenpeace dénonce une « course toujours plus effrénée aux nouveaux gisements ». Selon l’ONG, le pétrolier français Total aurait trouvé :

son nouvel eldorado au Brésil où il a noué un partenariat stratégique de 2,2 milliards de dollars avec Petrobras, la compagnie pétrolière brésilienne.

Edina Ifticene, la chargée de la campagne Océan de Greenpeace, s’est engagée sur cette question. D’après des informations de France Info, elle réclame :

un moratoire pour tous les projets à Total et à tout groupe pétrolier parce qu’il y a eu un récif qui s’est développé à l’embouchure de l’Amazone, ce qui est une chose assez incroyable. Les scientifiques eux-mêmes disent qu’ils n’ont jamais vu un récif se développer à l’embouchure d’un grand fleuve.

Les projets de Total menacés par l’acte militant de Greenpeace ?

Le projet d’exploration pétrolière que dénonce Greenpeace devrait débuter en 2017. Total serait en train d’obtenir les licences environnementales nécessaires du gouvernement brésilien selon des informations de l’ONG. Les militants de Greenpeace sont mobilisés au siège de Total depuis sept heures du matin en ce lundi 27 mars.

Publié le lundi 27 mars 2017 à 16:36, modifications lundi 27 mars 2017 à 16:37

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