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Greenpeace déploie une banderole anti-Front national sur la Tour Eiffel

Suspendus dans le vide, des militants de Greenpeace ont déployé une banderole contre le Front national depuis le premier étage de la Tour Eiffel.

De militants Greenpeace se sont suspendus à la Tour Eiffel vendredi 5 mai pour y déployer une banderole anti-Front national. Elle a été fixée aux deux piliers de la tour, sous le premier étage.

Cette bannière progressivement dévoilée portait la devise française « Liberté, égalité, fraternité », suivie du hashtag #Resist.

Outre l’adage de la République française, la banderole de 30 mètres sur 10 portait le nom de l’organisation environnementale et la mention #Resist, en lettres noires sur fond jaune.

Cette action qui n’est pas directement liée à l’écologie veut véhiculer un message politique.

En effet, cette action menée à deux jours du second tour de l’élection présidentielle avait pour objectif de

mettre en garde contre le projet de Marine Le Pen et ce qu’il représente comme risques pour les associations et au-delà.

A déclaré à la presse Jean-François Julliard, le directeur général de Greenpeace France.

Dans une tribune publiée le 30 avril dans Le Journal du Dimanche, une soixantaine d’associations, dont Greenpeace, avaient appelé les citoyens à se mobiliser au second tour de la présidentielle «face à ceux qui prônent le repli sur soi».

« Un monde écologique, en paix »

Liberté, égalité, fraternité : il est plus qu’urgent de défendre ces valeurs, particulièrement menacées par le Front national.

A-t-il ajouté.

En janvier dernier, des militants Greenpeace avaient déjà suspendu une banderole « Resist » près de la Maison-Blanche. Ils avaient dénoncé la politique environnementale mais aussi sociale et d’éducation envisagé par Donald Trump.

Cependant, des fonctionnaires de police, des sapeurs-pompiers du groupe de recherche et d’intervention en milieu périlleux et des policiers du groupe d’escalade se sont immédiatement rendus sur place.

Trois personnes ont été interpellées et places en garde à vue au commissariat du 7ème arrondissement de Paris.

Sur Twitter, de nombreux internautes se sont interrogés sur l’action menée par Greenpeace. En effet, ils ont mis en avant la facilité avec laquelle les activistes avaient pu agir « en plein état d’urgence ».

Or, en milieu de matinée, la préfecture de police de Paris a reconnu des « dysfonctionnements dans le dispositif de sécurité du monument ».

Le préfet de police a provoqué une réunion vendredi) à 10h30, avec la Ville de Paris et la Société d’exploitation de la Tour Eiffel afin d’analyser les faits, d’en tirer les enseignements, et d’adapter en conséquence les instructions qui s’imposent au regard des responsabilités de chacun.

A répondu la préfecture dans un communiqué.

Publié le vendredi 5 mai 2017 à 13:07, modifications vendredi 5 mai 2017 à 13:37

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