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Attentat d’Orlando : Le FBI publie les dernières déclarations d’Omar Mateen

L’auteur du massacre dans la boîte gay d’Orlando a dialogué avec les négociateurs de la police alors qu’il était en train d’exécuter sa tuerie. Le FBI a diffusé certains extraits.

La fusillade qui a tué 49 personnes et fait 53 blessés dans la nuit du 11 au 12 juin, dans la boîte de nuit du Pulse fréquentée par la communauté homosexuelle à Orlando, a duré trois heures avant qu’Omar Mateen tombe sous les balles des unités spéciales de la police.

Une demi-heure après le début de la tuerie, le forcené s’est interrompu à trois reprises pour s’entretenir, au téléphone, avec les opérateurs des services d’urgence du 911 ainsi qu’avec les négociateurs de la police.

Dans la transcription partielle de ces échanges, qui a été diffusée ce lundi 20 juin par le FBI, on apprend que le tueur avait d’abord menacé de faire exploser une voiture piégée et de fixer des ceintures piégées sur les otages.

L’agent Ron Hopper, qui a présenté ces extraits à l’occasion d’une conférence de presse organisée aux abords du Pulse, a précisé :

Mateen s’y exprime de manière glaçante, calme et réfléchie.

Le meurtrier a expliqué qu’il portait sur lui une ceinture d’explosifs identique à celles qui ont été utilisées pendant les attentats en France, faisant clairement allusion aux attaques djihadistes du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis et revendiqués par l’État islamique.

Pourtant, le FBI a précisé qu’aucune ceinture d’explosifs n’a été retrouvée sur les lieux de l’attentat, ni dans la voiture d’Omar Mateen.

Je suis à Orlando et c’est moi qui ai tiré.

C’est de cette façon qu’Omar Mateen a pris contact par téléphone vers 2h30 du dimanche 12 juin.

La retranscription de ce premier appel, d’une durée de 50 secondes, a été relayée par le Washington Post. Elle permet de montrer le calme avec lequel le tueur a revendiqué son acte alors qu’il était toujours dans la discothèque.

Omar Mateen s’est présenté comme un « soldat islamique ». Il a demandé au négociateur de la police de dire à l’administration américaine de cesser les bombardements en Syrie et en Irak.

Police : urgences 911, cet appel est enregistré.

Omar Mateen : au nom de Dieu le Miséricordieux, le bienfaiteur (en arabe).

Police : pardon ?

Omar Mateen : loué soit Dieu, que des prières et la paix soient sur le prophète de Dieu (en arabe). Je voulais juste vous le dire, je suis à Orlando, c’est moi qui ai tiré.

Police : quel est votre nom ?

Omar Mateen : mon nom est je prête allégeance à Abou Bakr Al-Baghdadi de l’État islamique.

Police : d’accord, quel est votre nom ?

Omar Mateen : je prête allégeance à Abou Bakr Al-Baghdadi, que Dieu le protège (en arabe). Au nom de l’État islamique.

Police : d’accord, où êtes-vous ?

Omar Mateen : à Orlando.

Police : où cela à Orlando ? (Fin de l’appel).

https://twitter.com/B3zero/status/744929085374107648

Il s’en est suivi une période de trois heures sans coup de feu. Pendant ce laps de temps, le tireur s’est entretenu à trois nouvelles reprises avec les négociateurs.

Omar Mateen leur a demandé de

Dire à l’Amérique de cesser de bombarder l’Irak et la Syrie.

Il a ensuite affirmé qu’il y avait des voitures à l’extérieur chargées de bombes qui seraient déclenchées si les policiers faisaient « quelque chose de stupide ».

Le chef de la police d’Orlando, John Mina, a déclaré que l’intervention des forces de l’ordre avait permis de « sauver de très nombreuses vies cette nuit-là » :

Une idée fausse s’est propagée selon laquelle nous n’avons rien fait pendant trois heures. Je veux simplement clarifier, cela n’a pas été le cas

En effet, après plus de 500 interrogatoires et plus de 600 pièces à conviction compilées, rien n’a permet pour l’instant d’établir clairement qu’Omar Mateen avait répondu aux ordres du groupe terroriste.

Le FBI a considéré qu’il s’agissait plutôt d’un geste d’un déséquilibré ayant agi seul.

Publié le mardi 21 juin 2016 à 12:20, modifications dimanche 20 novembre 2016 à 1:25

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