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Jacqueline Sauvage : François Hollande accorde sa grâce présidentielle

Après des semaines de mobilisation, les filles de Jacqueline Sauvage ont fini par avoir gain de cause. Accusée d’avoir tué son mari, Jacqueline Sauvage a été graciée par le président de la République.

Longtemps pointé du doigt pour son silence dans l’affaire Jacqueline Sauvage, François Hollande a fini par se prononcer. L’Elysée a annoncé dimanche soir que le président de la République avait accordé à Jacqueline Sauvage une «remise gracieuse de sa peine d’emprisonnement» qui lui «permet de présenter immédiatement une demande de libération conditionnelle».

Retour sur les faits

Au mois de décembre dernier, la cour d’appel avait condamné Jacqueline Sauvage à 10 ans de prison pour avoir tué en 2012 son mari de trois coups de fusil dans le dos. Un acte désespéré de la part de cette femme qui a été victime pendant de nombreuses années de violences conjugales de la part de son mari alcoolique. Ce dernier avait également abusé sexuellement de leurs enfants. La veille du drame, le fils du couple s’était suicidé.

La décision de la cour d’appel a suscité une vague de consternations. De nombreuses personnalités, des anonymes, ainsi que des associations se sont mobilisés afin de demander la grâce présidentielle de Jacqueline Sauvage qui a été soutenue tout au long de ces années par ses filles. Alors qu’une manifestation de soutien a été organisation samedi, une pétition en ligne a regroupé 400 000 signatures.

Conscient de la gravité de la situation, François Hollande a reçu vendredi 29 janvier, à l’Elysée, les trois filles de Jacqueline Sauvage ainsi que leurs avocates. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le chef de l’Etat n’est pas resté insensible à leur demande.

L’Elysée a fait savoir dimanche soir que le président de la République a gracié Jacqueline Sauvage «de sa peine d’emprisonnement de 2 ans et 4 mois ainsi que de l’ensemble de la période de sûreté qu’il lui reste à accomplir» et qu’elle peut ainsi demander sa libération conditionnelle «immédiatement». Et d’ajouter :

Le président de la République a voulu, face à une situation humaine exceptionnelle, rendre possible, dans les meilleurs délais, le retour de Mme Sauvage auprès de sa famille.

La libération conditionnelle de Jacqueline Sauvage pourra donc être accessible à partir du milieu du mois d’avril 2016.

Publié le lundi 1 février 2016 à 13:19, modifications lundi 1 février 2016 à 15:26

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