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France Telecom : Le parquet demande un procès pour harcèlement moral

Le parquet de Paris a demandé le renvoi en correctionnelle de France Telecom et de ses ex-dirigeants pour harcèlement moral.

L’hypothèse d’un procès pour harcèlement moral chez France Telecom (actuellement Orange) pourrait bien se concrétiser.

En effet, jeudi 7 juillet, le parquet de Paris a demandé le renvoi en correctionnelle de l’entreprise et de son ancien PDG, Didier Lombard, pour harcèlement moral, dans l’enquête liée à une série de suicides de salariés qui se sont produits entre 2008 et 2009.

France Telecom et son patron sont soupçonnés d’avoir mis en place une politique de déstabilisation des salariés pour accélérer leur processus de départ et faire diminuer la masse salariale. Frappée par cette vague de décès, le groupe français a été la première entreprise du CAC 40 à être mise en examen pour harcèlement moral.

Trente-neuf victimes dont dix-neuf se sont suicidés, douze qui ont fait des tentatives de suicide et huit qui ont subi un épisode de dépression ou d’arrêt de travail sont concernés. Mais c’est le suicide d’un technicien marseillais en 2009 qui avait provoqué une vague d’indignation.

Selon France Inter, six autres dirigeants, dont trois toujours en poste au sein d’Orange, sont également visés pour le même motif ou complicité de ce délit. Parmi eux, on retrouve Pierre-Louis Wenes, l’ex numéro 2 de l’entreprise et Olivier Barberot, l’ancien responsable des ressources humaines.

Les plaignants, dont la fédération Sud-PTT, a évoqué :

La conséquence d’un système qui visait à pousser les salariés au départ dans un contexte d’ouverture à la concurrence, après que l’État soit devenu actionnaire minoritaire en 2004.

Le réquisitoire définitif du Parquet arrive dix-huit mois après la clôture de l’instruction.

Cet acte ne présume pas de la décision des juges et de ce que sera l’ordonnance de règlement.

A déclaré le porte-parole d’Orange, qui s’est refusé à tout autre commentaire.

Ainsi, la décision revient désormais aux juges d’instruction, qui devront se prononcer soit sur un non-lieu, soit sur le début d’un procès pour Orange et ses anciens dirigeants.

Publié le vendredi 8 juillet 2016 à 9:04, modifications vendredi 8 juillet 2016 à 9:21

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