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France : un cas de vache folle confirmé dans les Ardennes

Le ministère de l’Agriculture a confirmé qu’un cas d’ESB, la maladie de la vache folle, a été dépisté dans un élevage de vaches salers des Ardennes.

La maladie de la vache folle est-elle de retour dans l’Hexagone ?

Le dernier cas d’ESB avait été repéré en avril 2004 en France, mais à la mi-mars une nouvelle suspicion de cas d’ESB est apparue dans un élevage des Ardennes.

Chacun d’entre nous garde à l’esprit les images choquantes des bûchers qui flambaient à travers l’Europe pour éliminer les carcasses de vaches souillées ou supposées l’être.

En effet, la maladie appelée ESB (pour encéphalopathie spongiforme bovine) était apparue en premier au Royaume-Uni dans les années 80. Elle s’était ensuite étendue à de nombreux pays en Europe et dans le monde par le biais de l’utilisation (pour l’alimentation des bêtes) de farines animales contaminées par des carcasses broyées.

Suspectée d’être à l’origine de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (une dégénérescence du système nerveux central, potentiellement mortelle) chez l’homme, elle avait provoqué l’inquiétude chez les consommateurs et déclenché une grave crise dans la filière bovine.

Peut-on dire que la maladie de la vache folle est de retour en France avec ce nouveau cas ?

Ce cas suspect dans les Ardennes a été détecté sur une vache dont la carcasse est partie à l’équarrissage (donc non destinés à l’alimentation humaine) et un prélèvement a été envoyé en Grande-Bretagne dans un laboratoire de référence pour cette maladie.

Il semble pour l’instant qu’il s’agit d’un cas isolé et l’éleveur des Ardennes a mis son troupeau (composé de 400 animaux) sous haute surveillance à titre préventif et par arrêté préfectoral.

Si les résultats de l’analyse confirment l’ESB, tous les animaux ayant été en contact avec le sujet malade seront alors abattus, qu’ils se trouvent dans ce même élevage ou dans une autre exploitation.

En revanche, on n’abat pas nécessairement tout le troupeau, tout dépend de l’organisation de l’élevage

a indiqué la Direction générale de l’Alimentation.

Mais il faut vraiment attendre les résultats de l’enquête, qu’on ait pu reconstituer tout le puzzle, l’historique de l’animal et ses conditions d’élevage.

Publié le jeudi 24 mars 2016 à 14:14, modifications dimanche 20 novembre 2016 à 1:25

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