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FMI : Une personne blessée par un courrier piégé au siège du Fonds Monétaire International à Paris

Une assistante de direction a été blessée légèrement aux mains et au visage dans la matinée du jeudi 16 mars au siège parisien du FMI. L’incident est intervenu lors de l’ouverture d’un courrier qui a explosé dans l’enceinte du Fonds Monétaire International dans le seizième arrondissement de la capitale.

Selon les premiers éléments de l’enquête, une lettre piégée aurait blessé une femme au siège parisien du FMI. Des sources policières ont indiqué qu’un pétard pourrait être à l’origine de l’explosion selon nos confrères du Figaro. La victime souffrirait de quelques brûlures.

Colis piégé au FMI : retour sur les faits

L’incident est intervenu en fin de matinée dans le bâtiment situé avenue de Iéna. La préfecture de police a dû intervenir après la découverte :

d’un colis suspect, avec a priori un artifice à l’intérieur.

De nombreux employés ont été évacués par mesure de précaution. Une enquête a été ouverte suite à ce terrible incident. Elle a tout d’abord été confiée au premier district de la police judiciaire parisienne d’après des révélations du Figaro. La police scientifique s’est également mobilisée afin de récolter un maximum d’indices.

Lettre suspecte au FMI : Une enquête ouverte pour terrorisme

Le parquet antiterroriste français a été saisi, jeudi 16 mars, suite à ce dramatique incident au FMI. Le préfet de police de Paris, Michel Cadot, a dévoilé de nombreux éléments sur les circonstances du drame et sur la victime. Selon ses révélations, l’assistante de direction est :

blessée au visage par des éclats ainsi qu’un blast aux tympans et est actuellement en traitement, sans qu’il y ait le moindre risque quant à sa vie ou à une urgence absolue.

Les conséquences auraient pu être encore plus lourdes comme l’a rapporté le préfet de police. Trois personnes se trouvaient dans le bureau :

Les dégâts sont assez limités dans le bureau. […] Il semble que ce soit un engin pyrotechnique ou un gros pétard. C’est quelque chose de relativement artisanal, ce n’est en rien une bombe.

Le parquet antiterroriste a été saisi de l’enquête en flagrance. Cette investigation est ouverte pour tentative d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste. Les investigations ont été confiées à la sous-direction antiterroriste (SDAT) et la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Les déclarations de Christine Lagarde et de François Hollande

La directrice générale du FMI, Christine Lagarde, s’est exprimée suite à cet incident. Elle a fermement condamné cet « acte de violence » comme l’a rapporté la rédaction d’Europe 1.

J’ai été informée de l’explosion au bureau du FMI à Paris qui a blessé l’une de nos employées. J’ai été en contact avec le bureau et ma compassion va à nos collègues là-bas. Je condamne cet acte de violence lâche et réaffirme la résolution du FMI à poursuivre son travail pour assurer son mandat.

Le président de la République François Hollande a également réagi à l’occasion d’un déplacement à Toulon :

Nous sommes encore en face d’un attentat, il n’y a pas d’autre mot face à un colis piégé. Nous sommes toujours visés.

Le chef de l’Etat a alors réaffirmé sa détermination sans faille dans la lutte contre le terrorisme :

Nous devons rechercher toutes les causes et trouver les coupables. Nous le ferons avec obstination, persévérance et jusqu’au bout.

Un cas étrange en Grèce cette semaine

Un dispositif similaire avait été découvert dans la journée de mercredi. Un mélange explosif avait été envoyé au ministère allemand des Finances. La substance toxique était contenue elle aussi dans une lettre. Ce courrier piégé avait été expédié depuis la Grèce. L’adresse et les références de l’expéditeur, un député de droite, étaient fausses.

Selon des informations du Monde, le groupe anarchiste grec Conspiration des cellules de feu a revendiqué jeudi l’envoi du paquet. Le groupe dit avoir envoyé le colis piégé « au ministre des finances allemand », Wolfgang Schäuble dans le cadre d’un plan « Nemesis » (« justice » en grec) visant « le système de pouvoir ».

Une source policière grecque s’est confiée à l’AFP. Selon les autorités grecques, la police française n’a pas demandé l’aide de la police grecque dans cette affaire.

Il est très tôt pour lier [les deux actions mais] rien n’est exclu.

La piste grecque semble se confirmer

De nouveaux éléments ont été dévoilés dans la fin de journée du jeudi 16 mars. Des anarchistes grecs seraient vraisemblablement à l’origine du courrier piégé reçu ce matin au siège du Fonds monétaire international à Paris. Ces informations auraient été communiquées par la police grecque. Des résidus de timbres grecs auraient été retrouvés, selon une source proche de l’enquête. Une adresse en Grèce figurerait même sur le courrier, a fait savoir le ministre grec de l’Intérieur, Nikos Toskas dans une déclaration à la chaîne Ant1 TV.

Les autorités françaises nous ont informés qu’il avait été expédié de Grèce.

Cet incident risque donc de renforcer l’inspection des courriers et la sécurité dans les sites sensibles. L’état d’urgence est toujours en vigueur jusqu’au 15 juillet prochain.

Publié le jeudi 16 mars 2017 à 22:45, modifications jeudi 16 mars 2017 à 22:45

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