Faits divers

Viry-Châtillon : Les policiers brûlés sont sains et saufs mais avec de lourdes séquelles à vie

Deux policiers présents dans des véhicules de police qui stationnaient non loin d’une caméra de vidéosurveillance dissuasive à Viry-Châtillon avaient été gravement brûlés lors d’une attaque, d’une violence inouïe, par un groupe d’une quinzaine d’individus. Les deux agents de police n’avaient pas réussi à s’extraire des véhicules à temps, à la différence de leurs collègues. Des cocktails Molotov avaient été utilisés pour incendier sciemment les véhicules de police, alors que leurs occupants se trouvaient encore à l’intérieur. Le drame avait choqué la France entière et est à l’origine, en partie, du mouvement de colère et de contestation des policiers depuis près d’une semaine. Certains d’entre eux, par solidarité, s’étaient rendus devant l’hôpital dans lequel étaient soignés les deux policiers gravement brûlés.

Des nouvelles ont été communiquées, en ce lundi 24 octobre, sur l’état de santé des deux policiers qui ont été gravement brûlés dans l’attaque de Viry-Châtillon.

Maurice Mimoun, chef du service plastique, esthétique et du traitement des brûlés de l’Hôpital Saint-Louis de Paris a communiqué des informations rassurantes sur les deux fonctionnaires de police. Longtemps considérés en état d’urgence absolue après l’agression du 08 octobre dernier, leur vie n’est plus en danger :

Les deux policiers sont sains et saufs.

La gravité de leurs blessures est malheureusement terrible. Ils garderont de graves séquelles à vie d’après les constations médicales du professeur Mimoun :

La jeune femme a reçu des soins spécialisés et est maintenant traitée en soins externes. [Son collègue est] brûlé au 3ème degré profondément au visage et aux mains. […] L’un des objectifs est que ses mains récupèrent au mieux leur mobilité.

Un long travail de reconstruction et une dure bataille va débuter pour les deux agents de police selon Maurice Mimoun :

Si le pronostic vital des deux policiers n’est plus engagé, il n’en demeure pas moins qu’une longue phase de rééducation et sans doute d’autres interventions chirurgicales seront nécessaires […] Le pronostic fonctionnel, social et esthétique des deux patients est quant à lui engagé. Ils garderont des séquelles importantes que nous nous efforcerons de limiter.

L’évocation des blessures, révoltante, par le professeur Mimoun, démontre la détresse, le courage et le sang-froid des policiers au moment où leur vie a basculé :

Au moment où les projectiles et cocktails Molotov ont percuté leur véhicule, les policiers ont eu le réflexe de se protéger le visage avec leurs mains. Malheureusement, ce réflexe appelé syndrome face-mains ne permet pas de protéger le visage ni les faces dorsales des mains dont la peau est très fine donc très vulnérable.

Le mouvement de protestation et de colère des policiers a permis de rouvrir le débat sur les moyens des forces de l’ordre, leur équipement et les réalités sur le terrain de la difficile et lourde tâche des policiers au quotidien. La possibilité d’utiliser des combinaisons ignifugées à l’avenir a été évoquée afin que ne se reproduise plus ce genre de drames effroyables.

Publié le lundi 24 octobre 2016 à 16:41, modifications dimanche 20 novembre 2016 à 1:24

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