Faits divers

Elle vient demander la pilule du lendemain, le pharmacien la couvre de propos choquants

Alors qu’elle venait simplement demander la pilule du lendemain, une jeune femme de 20 ans a été confrontée aux propos pour le moins choquants du pharmacien lui faisant face.

C’est suite à un rapport sexuel sans moyen de contraception que Sabine, une jeune femme de 20 ans, a décidé de franchir pour la première fois de sa vie la porte d’une pharmacie de son quartier. C’est donc non sans une certaine appréhension que celle-ci a vécu cette première expérience, comme elle l’explique sur le site du Plus de L’Obs :

Peu rassurée et mal à l’aise, j’ai franchi la porte en faisant profil bas. J’étais persuadée que j’allais avoir le droit à une petite leçon de morale, mais jamais je n’aurais pu imaginer ce qui m’attendait.

Ce n’est qu’une fois face à un pharmacien d’une trentaine d’années que Sabine comprit pourquoi elle avait bien raison d’appréhender ce moment délicat. Ainsi, après avoir discrètement demandé une pilule du lendemain, celui-ci a simplement rétorqué :

Ah ben, on a passé une bonne soirée, hein ?

Des propos particulièrement déplacés immédiatement suivis d’autres formules douteuses telles que :

On est de mauvaise humeur ? Ça ne devait pas être le cas hier soir. Il va falloir arrêter de se foutre à poil pour rien !

Parlant à haute voix, le fanfaron n’a pas manqué d’attirer l’attention de tous les clients, mettant Sabine au centre d’une situation pour le moins inconfortable :

Je me suis retournée pour observer les autres clients. Tout le monde a évité mon regard, un homme ricanait.

Insultée de « salope » par un client, la jeune femme a finalement pris la fuite, comme elle l’explique dans son récit :

J’ai immédiatement cherché une autre pharmacie. Heureusement, il y en avait une à quelques pas. C’est une femme qui s’est occupée de moi. Elle m’a posé toutes les questions qu’il fallait en me disant que je devais me protéger. Son ton était beaucoup moins moralisateur, même si elle a fini en me disant : « Il ne faut pas que ça se reproduise. Il faut vous protéger ! »

Puis à Sabine d’ajouter :

Quelques heures sont passées et je suis encore atterrée. Ce n’est déjà pas une partie de plaisir que de se rendre dans une pharmacie dans ce genre de situation, mais quand, en plus, on se prend ce genre de propos dans la figure, c’est encore pire. De quel droit un pharmacien se permet-il de me juger ? Ses remarques étaient totalement déplacées. Je suis une femme, j’ai 20 ans et j’ai une vie sexuelle. Et alors ?

Ce témoignage intervient au moment où certains pharmaciens français tentent de mettre en place une « clause de conscience » assez controversée, celle-ci visant à pouvoir refuser de délivrer tout type de contraception d’urgence.

Publié le mercredi 17 août 2016 à 9:43, modifications mercredi 17 août 2016 à 9:50

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