Faits divers

Vaucluse : Il braque le commerce de sa compagne… pour qu’elle “se repose”

En mai 2017, Marc Rangone, 55 ans, braque le Tati du Pontet (Vaucluse) dont la directrice est sa compagne. Sa défense ? Il aurait agi par amour pour elle ! Il vient d’être condamné à 4 ans de prison.

Cette drôle d’histoire, ce sont nos confrères du Dauphiné Libéré qui nous la relatent ce jeudi 15 février. En mai 2017, le magasin Tati situé au Pontet, dans le Vaucluse, est victime d’un braquage. L’auteur des faits, jugé ce 14 février par le tribunal correctionnel d’Avignon n’était autre que le conjoint de la directrice du commerce.

Sa compagne ne l’a pas reconnu

À l’époque, Marc Rangone, 55 ans, s’était grimé (perruque, lunettes, etc.) pour commettre son méfait… avant d’être identifié quelque temps plus tard par les enquêteurs. Le procureur a rappelé la violence avec laquelle le prévenu a agi. L’ex-maçon alors au chômage avait arraché une bretelle du t-shirt de la victime, l’avait plaquée au sol pour la ligoter. Il l’avait également menacée avec une arme en hurlant “Si tu bouges, je te tue”.

Il n’y a aucune circonstance atténuante. C’est purement crapuleux.

A estimé le procureur.

Le butin s’élevait alors à 5 700 euros.

Le prévenu qui a nié avoir été armé a eu pour ligne de défense (plutôt cocasse)… l’amour qu’il portait à sa victime. Il aurait agi pour lui éviter un burn-out.

Le travail de ma compagne était super-stressant. Elle subissait beaucoup de pression. J’avais peur de la perdre. C’est le seul moyen que j’ai trouvé pour qu’elle arrête de travailler, qu’elle se repose. Je reconnais que c’est absurde. Je n’ai pas mesuré les conséquences.

Raconte-t-il au tribunal.

La compagne a été hospitalisée durant un mois en raison du traumatisme subi. Depuis, elle n’a pas repris le chemin du travail.

Le tribunal a finalement condamné Marc Rangone à 4 ans de prison. Il devra également dédommager sa victime à hauteur de 9 200 euros et les liquidateurs de Tati à hauteur de 8 000 euros. Me Belaudre, son avocat, n’aura pas réussi à convaincre le juge avec son plaidoyer à base de « Le cœur a ses raisons que la raison ignore ».

Publié le vendredi 16 février 2018 à 17:23, modifications vendredi 16 février 2018 à 16:17

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