Faits divers

Toulouse : un couple choisit d’appeler son enfant “Jihad”

Né en août à Toulouse, un petit garçon a été nommé “Jihad”. Au vu du contexte actuel, la mairie a décidé de prévenir le procureur de la République.

Un petit garçon né au mois d’août à Toulouse, a reçu de la part de ses parents un prénom plutôt original. En effet, ces derniers ont en effet choisi de nommer leur enfant “Jihad” selon Le Parisien.

La justice va se pencher sur le cas

Après avoir reçu le dossier, l’officier d’état-civil a signalé le cas à la justice. De fait, son rôle est de recevoir les actes de naissance, mais également d’engager une procédure pour contester les choix de prénoms des parents. Selon Actu Toulouse, la mairie a en effet préféré prévenir le procureur de la République, en raison du contexte d’attentats terroristes dans l’Hexagone. De plus, toujours selon le quotidien, ce n’est pas la première fois que ce prénom est attribué en France.

Le prénom signifie “effort” et non “guerre sainte” en arabe

Aderrahmane Oumachar, cofondateur du Centre Toulousain de la Spiritualité Musulmane, explique que ce prénom signifie en arabe “effort”, “lutte” ou encore “abnégation”. Il explique à Actu Toulouse que contrairement aux idées reçues, le prénom ne signifierait donc pas “guerre sainte”. Il ajoute que le jihad est une “notion fondamentale en islam”, qui signifie “l’effort pour accomplir le bien”. Ce qui n’a donc rien à voir avec l’interprétation véhiculée par certains courants terroristes. Cependant, le spécialiste estime que cela peut prêter à confusion au vu du contexte actuel. De fait, le prénom “Jihad” pourrait “susciter des incompréhensions” et “nuire à l’épanouissement de l’enfant”.

La justice peut faire supprimer le prénom

Or, selon l’article 57 du Code civil, il est indiqué que n’importe quel prénom peut être donné, dans la mesure où il n’est pas contraire à l’intérêt de l’enfant. Ainsi, si le procureur de la République estime que le prénom est contraire à la loi, il peut saisir le juge aux affaires familiales. Celui-ci peut ordonner que le prénom visé soit supprimé des registres de l’état civil.

D’autres cas similaires ont été médiatisés récemment. En 2013, une mère de famille et son frère avaient envoyé un enfant de trois ans à l’école avec un t-shirt un peu particulier. En effet, sur celui-ci on pouvait y lire les mentions “je suis une bombe” et “Jihad, né le 11 septembre”. Ils ont été condamnés pour “apologie du terrorisme”. En 2016, des parents avaient donné à leurs enfants des prénoms de Pokémon.

Enfin, si vous êtes en manque d’inspiration, vous pouvez toujours aussi donner un prénom plus classique à votre enfant en regardant l’étonnante liste des prénoms les plus donnés en Angleterre en 2015.

Publié le lundi 23 octobre 2017 à 13:23, modifications lundi 23 octobre 2017 à 18:14

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